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Le Rock au cinéma.

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Ziryab

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Le film rock est un genre cinématographique à lui seul. Qu'il soit humoristique, informatif, dramatique, dansant ou destroy. Depuis quelques années, la mode est aux biopic (Bob Dylan, Johnny Cash, Ray Charles, Runaways bientôt Iggy Pop, Jeff Buckley et Kurt Cobain). Voici une liste de films et roockumentaires à voir absolument si vous voulez briller en soirée. Evidemment, cette liste est très loin d'être exhaustive: Spinal Tap
Tenacious D, The Story Of Anvil, The Rocker, School Of Rock, Metallica - Some Kind Of Monster, Control, Almost Famous, Dig, High Fidelity, Heavy Metal In Baghdad, NOFX -Backstage Passport, Easy Rider, Wayne's World, The Blues Brothers, The Runaways, Motörhead : Lemmy The Movie, Pearl Jam PJ 20, Once, Rock Academy, Foo Fighters Back and Forth, Marley mais aussi U2 Rattle and Hum, Still Crazy, Joe Strummer : The Future is Unwritten, Killing Bono, Scott Pilgrim...
Réalisation:
Ziryab De Anwarock webradio


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Toni

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Le biopic Jimi Hendrix se précise. Intitulé All Is By My Side, ce biopic sur le guitariste de légende verra Andre 3000 d'Outkast dans le rôle titre. Début du tournage dans 3 semaines avec John Ridley à la réalisation. John Ridley a été scénariste pour Three Kings et U-Turn. Le film se concentrera sur la période 1966 à 1967 alors que Jimi Hendrix est découvert à New York par le top model Linda Keith, petite amie de Keith Richards, qui le présente au manager des Rolling Stones. Jimi Hendrix : All Is By My Side est le premier film consacré à Hendrix mis en branle parmi une myriade d'autres projets (notamment un que désirait tourner Paul Greengrass, réalisateur des Jason Bourne avec Matt Damon).

Toni Montana du rock 50s, 60s, 70s.

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Anouar

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Admin
Un téléfilm de Neill Fearnley, sortie en 2000.
Groupe-comète monté de toutes pièces par deux producteurs de la chaîne NBC désireux de se remplir les fouilles en surfant sur la vague Beatles aux Etats-Unis, les Monkees connurent un incroyable succès entre 1966 et 1968, période pendant laquelle ils sortirent pas moins de cinq albums. Et encore, le mot de « succès » reste un euphémisme tant les chiffres liés au phénomène Monkees, l'un des premiers groupes à occuper simultanément le sommet des charts américains et britanniques, donnent le tournis: fait absolument délirant, quatre de leurs albums (The Monkees, More of the Monkees, Pisces, Aquarius, Capricorn and Jones et Headquarters) se virent classés numéro un au Billboard au cours de la seule année 1967. Il faut dire que la concurrence n'avait rien d'insurmontable cette année-là: Sergeant Pepper, Between The Buttons, le premier Velvet, le premier Doors, The Piper At The Gates Of Dawn des Pink Floyd, Are You Experienced? de Jimi Hendrix, ou encore Surrealistic Pillow du Jefferson Airplaine, sans oublier The Who Sell Out et Forever Changes, qui fut cependant loin de faire un carton à sa sortie. Rien d'insurmontable, vous dit-on.



Un peu à l'image des funestes boys bands qui envahirent le top 50 et les écrans de télévision dans les années 90 (le jour où Gerald a quitté les G-Squad, j'ai pris du rab de boeuf bourguignon, dirais-je pour paraphraser Desproges), les quatre membres des Monkees furent recrutés sur casting. L'idée des producteurs, et notamment du directeur artistique Don Kirshner, était aussi simple que novatrice: faire jouer le quatuor dans une série télévisée consacrée à un groupe de rock et profiter des audiences cathodiques pour vendre un maximum de disques aux adolescent(e)s américain(e)s en pâmoison (désolé mesdames, puisqu'il ne faut plus dire « mesdemoiselles » sous peine de s'attirer les foudres des féministes dévouées aux grandes causes, mais ce sont rarement des gros barbus qui s'évanouissent lors des concerts). Les quatre heureux élus, lancés comme un paquet de lessive et qui viennent d'horizons très différents, ne sont censés faire que poser leurs voix sur des musiques pré-écrites et se rendent très rapidement compte qu'ils n'auront pas leur mot à dire, écrasés par une machine promotionnelle qui les propulse en un rien de temps vers des sommets de popularité.



Autant le dire tout de suite, le téléfilm Daydream Believers, qui retrace la période glorieuse du groupe, ne présente strictement pas le moindre intérêt d'un point de vue cinématographique : la mise en scène frise le néant, les acteurs touchent les limites du crédible et les dialogues semblent avoir été écrits par des auteurs de soap opera en mal de cachet. La fin du film, où Mike signe un autographe sur le plâtre que porte un enfant au bras dans un hôpital, atteint une sorte de climax dans la niaiserie. Mais l'essentiel n'est pas là : le récit suit fidèlement l'histoire accélérée des Monkees et permet d'en savoir un peu plus sur le parcours atypique et la success story d'une des formations les plus populaires et les plus controversées des sixties (la presse ne manque pas d'appuyer là où ça fait mal et de mettre en avant l'aspect artificiel du groupe, sur le mode « Monkees or phonies? »). Il donne aussi à voir le combat que mènent les deux vrais musiciens de la bande, Mike Nesmith et Peter Tork, pour s'émanciper de la tutelle dictatoriale de leurs producteurs et gagner le droit de se produire en public, de jouer sur les enregistrements et de composer leurs propres morceaux.



Même s'ils ne furent dans un premier temps qu'un produit cyniquement calibré et marketé, les quatre chevelus étaient loin d'être dénués de talent, comme ils le prouvèrent à partir de leur troisème album, Headquarters, qui marque un tournant puisqu'il s'agit du premier disque sur lequel les Monkees purent laisser leur patte. Ils s'orientèrent pas la suite vers un son plus psychédélique et signèrent quelques petits bijoux dans cette veine. Daydream Believers, qui, vous l'aurez compris, ne figurera jamais dans aucune vidéothèque idéale, donne l'occasion d'entendre ou réentendre les premiers succès du groupe (« Last train to Clarksville », « I'm not your stepping stone », « Theme from the Monkees »), aussi imparables qu'efficaces. Même si le public a de tous temps eu une tendance certaine à aller vers ce qui ressemblait plus ou moins à de la daube en boîte, force est de reconnaître que les Monkees devinrent ce qu'ils devinrent aussi et peut-être avant tout grâce à la qualité remarquable des compositions qui leur furent confiées. Malgré ses défauts, le film a au moins le mérite de braquer ses humbles projecteurs sur un groupe très largement sous-estimé. Par contre, sur votre webradio Anwarock, vous pouvez écouter un large choix des chansons des Monkees tous les jours, entre minuit et 12 heure gmt!


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Low woman's lyric

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Une bonne nouvelle pour les fans des rois du Heavy metal, les membres de Metallica ont annoncé qu'ils tourneraient dès cet été un film en 3D sous la direction du réalisateur hongrois Nimród Antal à qu'il l'on doit les films Armored avec Matt Dillon et Jean Reno (2009) ou Predators avec Adrian Brody (2010). Aucune info concernant le contenu de ce nouveau projet n'a pour le moment été révélée. Metallica sera en concert au Stade de France à Paris le 12 mai prochain avec The Kills et Gojira en première partie. La date affiche déjà complet et les quatre cavaliers se portent bien.
J'espère que ce film sera un documentaire en 3D sur le groupe et non pas un navé de plus dans le monde du gore et de la série B!
Metallicament,
Low woman


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Low woman,

et son grand combat pour beaucoup plus de Metallica sur Anwarock Webradio! Smile

Toni

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Avez vous vu le Film Hotel Woodstock paru en 2010? Voici son histoire:

Au commencement, Bethel, lieu du futur Woodstock, ressemble furieusement à Ploucland: comme disait Coluche, pas un rade, pas une mobylette, rien. Elliot Tiber, qui rêve de Californie et de peinture, passe son été dans ce trou paumé et donne un coup de main à ses parents, qui tiennent un motel miteux et accumulent les dettes. Il organise un petit concert tous les ans et n'a initialement d'autre ambition que de faire venir quelques musiciens pour les gens du bled. Ce n'est que lorsqu'il apprend que les organisateurs d'un festival ont essuyé un refus d'une localité voisine qu'il saute sur l'occasion, déclenchant ainsi un imprévisible raz-de-marée hippie. Ayant entendu Elliot prononcer plusieurs fois le mot « free » lors d'une conférence de presse mise sur pied à la va-vite, des dizaines de milliers de chevelus affluent vers Bethel, soudainement devenue la capitale du flower power et le lieu de rendez-vous de toutes les mouvances de la contre-culture (hippies, féministes, maoïstes, pacifistes de tous poils).

La rencontre du troisième type entre les ploucs du coin et la foule bigarrée et crasseuse de jeunes gens qui envahissent leur terres produit quelques scènes savoureusement comiques, notamment lorsque la troupe de théâtre d'avant-garde soutenue par Elliot se lance dans un happening contestataire en se mettant à poil devant les quelques familles présentes pour la représentation. Le film ne ménage pas l'Amérique réactionnaire et conservatrice, incarnée par la population de Bethel, ces rednecks du nord qui affichent clairement leur haine pour ces gamins mal lavés qui feraient mieux d'apprendre un travail mais ne manquent pas une occasion de profiter de la manne financière qu'ils représentent: la mère d'Elliot, très près de ses sous en bonne caricature de la mère juive, fait tourner son motel à plein régime, tandis que d'autres indigènes peu scrupuleux n'hésitent pas à faire payer le litre d'eau potable.

Même s'il n'évite pas l'écueil de certains clichés (le trip à l'acide dans le combi Volkswagen) et verse parfois dans la sentimentalisme (la scène sur le mode « tu seras un homme, mon fils » quand Elliot annonce son intention de partir), Ang Lee ne tombe pas dans le piège de l'angélisme et du « tout le monde il est beau tout le monde il est gentil », travers que l'on peut craindre dès qu'il est question de Woodstock, événement maintes fois magnifié, déformé, mythifié. Le monde est ce qu'il est, et les maux qui le rongent ne disparaissent pas comme par enchantement: le chaos d'Altamont menace tout ce joli monde, des abrutis peignent une croix gammée sur la maison des parents d'Elliot et son ami Billy (Emile Hirsch, l'acteur principal dans Into the Wild) souffre de stress post-traumatique à son retour du Vietnam. Pour lui, loin d'être un lieu de liberté et de bien-être, la forêt évoque la jungle asiatique et les cris de ses compagnons morts.

Au final, peu importe de savoir ce qui est historiquement vrai ou faux dans la description des fameux trois jours de musique et de paix (le scénario est tiré du livre Taking Woodstock: a true story of a riot, a concert and a life d'Elliot Tiber lui-même et Tom Monte), et même le concert passe au second plan: plus que la préparation du festival, c'est la trajectoire personnelle d'Elliot qui sert de principe structurant au film. Comme William, le journaliste en herbe d'Almost famous, le jeune homme découvre un pan fantasmé du monde et, confronté à l'inimaginable d'un réel qui le dépasse, accède à une forme de maturité au terme d'un processus initiatique accéléré. Elliot n'est ni un rebelle, ni un révolutionnaire, ni un hippie: simplement un garçon bien élevé qui voulait faire plaisir à sa mère et jouer un rôle positif au sein de la communauté locale. Ces quelques jours de folie lui ouvrent les yeux, aussi bien sur sa relation à ses parents, fondée sur la culpabilité, que sur la pseudo-pureté des organisateurs du festival, déjà prêts à aller se remplir les poches ailleurs.

Toni,
Pour Anwarock.com, la webradio rock qui aime le cinéma!

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Man on fire


Résumer détaillé: Le rock, c'est sa grande sœur qui lui a refilé le virus, à William, alors qu'il n'avait que onze ans. Avant de quitter la maison pour cause d'incompatibilité avec une mère (Frances McDormand) étouffante et ultra-protectrice qui ne tolère pas, entre autres choses, cette musique décadente sous son toit, elle laisse sous son lit un sac rempli de très bons disques dont l'écoute, lui écrit-elle, doit lui révéler son futur. Dans le lot figurent Led Zeppelin, Dylan, Bowie, les Who, T-Rex. Quatre ans plus tard, les murs de la chambre de l'adolescent sont tapissés de posters et de photos de rock stars, et William, critique en herbe déjà incroyablement pointu et connaisseur, envoie régulièrement des articles à Rolling Stone dans l'espoir d'être publié. Décelant le talent du petit prodige, Lester Bangs (Philip Seymour Hoffman, excellent, comme d'habitude), prend le gamin sous son aile et lui prodigue de précieux conseils pour faire son chemin dans l'univers impitoyable du journalisme rock. Un jour, le miracle se produit: un papier de William sur un concert de Stillwater plaît au magazine, qui lui propose de couvrir la tournée du groupe. C'est le début d'un périple qui entraînera le wonder kid aux yeux écarquillés aux quatre coins des Etats-Unis.
L'aventure humaine et musicale de l'apprenti chroniqueur journaliste obéit aux codes classiques du processus initiatique. Se détachant de l'emprise maternelle et sortant de l'abri, William s'ouvre aux possibles et découvre un univers fait de libertés parfois dangereuses et de tentantes opportunités, un pan entier du monde évoqué dans les pages de ses revues favorites et avec lequel il entre soudainement en contact. Dans la tradition américaine, l'apprentissage se fait par le mouvement, et l'odyssée de la troupe à travers le pays permet à Cameron Crowe de jouer sur le registre du road movie tout en pénétrant dans l'intimité du groupe. Sur la route, William perd sa virginité, découvre les tourments du sentiment amoureux, s'enivre de la découverte d'horizons nouveaux, goûte aux délices de l'émerveillement quotidien. Les habitants de cette réalité parallèle (musiciens, roadies, groupies, fans), touchés par la passion pure et sincère qui l'anime, se prennent d'affection pour lui, lui donnant l'impression trompeuse d'intégrer une véritable famille. Les scènes dans lesquelles les membres du groupe et les filles qui gravitent autour d'eux cherchent à rassurer sa mère au téléphone ne manquent pas de saveur.
Le cheminement initiatique s'accompagne nécessairement d'une forme de désenchantement, et Presque célèbre n'échappe pas à la règle. Le point de vue de William est celui de l'innocence et de la naïveté. Plongé dans un microcosme qui le fascine et qu'il a une tendance certaine à idéaliser, l'adolescent découvre non sans amertume qu'il y a quelque chose de pourri au royaume du rock, d'où la mesquinerie et la jalousie ne sont guère exclus. Dans les coulisses, le torchon brûle entre Jeff (Jason Lee), le chanteur, attaché à ses prérogatives de frontman, et Russell, le guitariste préféré de ces dames, qui menace constamment de quitter un groupe qui manque d'envergure pour un musicien de son calibre. Fatiguée d'aimer sans retour ce même Russell, qui couche avec elle en tournée avant de regagner les bras de sa femme, Penny (Kate Hudson), reine des band-aids, finit par tenter de se suicider dans la solitude luxueuse de sa suite. La mise entre parenthèses des obligations, l'absence de règles, les libertés creuses, les relations sans lendemain qui n'engagent soi-disant à rien s'avèrent en fait sources de douleur et de mensonge. Les personnages du film ne font que reproduire un schéma social auquel ils pensent ou veulent échapper.
Au bout du compte, paradoxalement, c'est peut-être lui, ce lycéen qui n'avait jamais mis les pieds hors de San Diego, le plus mûr de toute la bande. Malgré les péripéties et l'aspect chaotique de la tournée, William prend très au sérieux la tâche qui lui a été confiée et fait preuve d'un professionnalisme et d'une rigueur qui tranchent avec le n'importe quoi ambiant. Il ne triche pas, le petit, que ce soit dans ce qu'il considère comme un travail à part entière ou dans ses relations à autrui, et notamment à Penny. Du haut de ses quinze piges, il met tout ce petit monde face à ses bassesses, ses rancœurs mal placées, son manque chronique d'honnêteté et de franchise. Comme le comprend Russell lorsque, piégé par Penny, il se retrouve à la fin du film dans la chambre de William (là où tout à commencé) et se voit obligé de lui accorder une interview toujours remise à plus tard, c'est le gamin qui a tout compris. Sans jamais chercher à être cool, il vit son trip avec une intensité toute naturelle et une rafraîchissante authenticité. Quand la corruption et le cynisme menacent et que les fausses stars deviennent des vrais poseurs, les candides se chargent d'entretenir la flamme.

Un film Groupe de rock de Cameron Crowe.

Low woman's lyric

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Dans son manoir gothique meublé design de Dublin, l’inouï Cheyenne, ex-rock star toujours gothique lui aussi, malgré ses 50 balais bien sonnés, coule des jours tranquilles de neurasthénique oisif entre pizza micro-ondes, compagne complice et voisinage pittoresque.

Poupée metal. Il marche à deux à l’heure, parle avec une voix de fausset ralentie, objecte quelques tirades sorties de nulle part à quiconque l’importune, déteste les téléphones portables, refuse de prendre l’avion depuis trente-cinq ans et reproduit chaque jour son look immuable de poupée metal détraquée, yeux fardés, cheveux noirs de jais et bouche tartinée de rouge purpurin. On pourrait croire que ça ne va pas fort, mais c’est une illusion, un peu comme le film, cet improbable This Must Be the Place, du très agité Italien Paolo Sorrentino (Il Divo, notamment), qui saute du coq à l’âne. Après une demi-heure avec Cheyenne en son manoir, on boucle avec lui sa petite valise pour New York, où il part enterrer son père juif. Il s’y découvre aussi une mission : venger ce paternel, rescapé des camps, d’une impardonnable humiliation. Là, imprévisible de bout en bout, le film bascule dans un road-movie à l’envers : Cheyenne déplace avec lui son petit nuage d’éther statique à travers les Etats-Unis, jusqu’au Nouveau-Mexique, pour une sorte de chasse au nazi la plus cool et psychédélique qu’on ait jamais vue.

Insouciante. Fortement teinté par la musique, notamment de David Byrne qui y fait une prestation live, This Must Be the Place (le titre est aussi celui d’une chanson des Talking Heads) forme un objet indéfinissable, marrant et vain, très soigné dans sa forme et lourdaud dans les signifiants historiques auxquels il fait référence. Une indolence à la Bagdad Café rend sa fréquentation sympathique et insouciante, et pourrait tout à fait trouver la faveur séduite d’un certain public. Mais la vraie saveur du film tient évidemment à la stupéfiante performance de Sean Penn en Cheyenne, son immersion presque inquiétante, infaillible et parachevée, dans la peau de ce qui ressemble à s’y méprendre à un vieux trav sous LSD. Rappelons que l’acteur américain est un grand amoureux de la musique rock et un grand fan du groupe légendair Metallica.

Sélection officielle This Must Be the Place de Paolo Sorrentino avec Sean Penn, Frances McDormand, Eve Hewson… 1 h 58.

Travis

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Avez-vous vu le film « Good morning England » au titre original « The Boat That Rocked » ? C’est une comédie pleine de sentiments rock ! Ce long métrage sorti en 2009 raconte l’histoire de Carl un ado qui vient de se faire renvoyer du lycée, et sa mère a décidé qu'il irait réfléchir à son avenir auprès de son parrain, Quentin. Il se trouve que celui-ci est le patron de Radio Rock, une radio pirate qui émet en MW depuis un bateau en mer du Nord peuplé d'un équipage éclectique de DJ's rock and roll. À leur tête se trouve le Comte, un Américain exubérant, véritable dieu des ondes en synergie totale avec la musique. A ses côtés, ses fidèles animateurs : Dave, ironique, intelligent et d'un humour acéré ; l'adorable Simon, qui cherche l'amour ; l'énigmatique Midnight Mark, séduisant et silencieux ; Wee Small Hours Bob, le DJ des petites heures du matin, accro à la musique folk et à la drogue, Thick Kevin, qui possède l'intelligence la plus microscopique du monde ; On-the-Hour John, le chroniqueur des actualités, et Angus "The Nut" Nutsford, qui est sans doute l'homme le plus agaçant d'Angleterre..
Radio Rock, la radio pirate est sans cesse menassée par des hommes politiques qui font tout pour qu’elle arrête de diffuser ses émissions où le mot fuck est prononcé sans gène. Bref, ce film britanique d’humour et d’origine mérite d’être vu ne serai ce que pour sa BO magnifique, un bon best of des grands tubes rock des années 60 !
PS : C’est toujours intérdit de dire le mot « Fuck » dans les radios et télévisions anglaises et dans les chansons il est souvent remplacé par les fameux beep!
Groupe de rock Groupe de Punk

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Huntex

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Super le film The Rocker, je pourrai te conseiller (et au autres aussi bien sur) Tenacious D, une comédie sur la formation du groupe du même nom si vous connaissez, ils font du mock rock, de la musique pleine d'humour Very Happy
Sinon, j'ai un documentaire en tête :

Metal : A Headbanger's Journey (Version française [Que je n'aime pas] : Metal, Voyage au coeur de la bête. Vous allez enfin comprendre vos enfants).
Ce documentaire est un must, il retrace en quelque sorte l'historique du Metal, avec des interviews avec des groupes, à voir.

Et puis Saturday Night Fever, celui là, vous devez connaitre, il date de 77, dans lequel Travolta devient le roi du "2001" sur des rythmes des Bee Gees par exemple, là, c'est plus Pop/Disco, mais ça reste dans le même thème Smile

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10 CRAZY HEART le Sam 7 Aoû - 4:11

Toni

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Bonjour,
Ce n'est pas du rock mais c'est de la country dont parle le film Crazy Heart. C'est l'histoire d'un chanteur; guitariste et compositeur de country ratrapé par l'age et sombrant de plus en plus dans l'alcoolisme.
Dans sa camionette, notre cowboy passe tout le temps sur la route donnant des concerts dans des petits club minables suivant le programme de son agent, jusqu'au jour où il fait la rencontre qui lui changea d'itinéraire.
J'ai bien aimé ce film surtout, la musique téxane pleine d'émotions.


Hiiiiihaa!!

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11 THE ROCKER (Film) le Sam 24 Juil - 6:29

Houriya

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Salam,
Hier j'ai vu le film THE ROCKER. C'est l'histoire d'un batteur qui se fait jeter par les autres menbres d'un groupe de Heavy Metal à la veille de leur grand succès mondial.
Notre batteur restera 20 ans loin de la musique menant une vie normale jusqu'au jour où son neveu, un ado fondateur d'un groupe de collège rock lui demande de remplacer leur batteur pour l'important bal de fin d'année...

C'est un film cool et trés drôle mais sans grandes références musicales je trouve!

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12 Métal hurlant (Heavy Metal) le Lun 14 Juin - 9:35

Squelette

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Métal Hurlant (Heavy Metal) en anglais est un incroyable film d'animation, une oeuvre unique qui mêle la musique rock des années 70 à la folle imagination et au graphisme exceptionnel des meilleurs dessinateurs de BD. Un voyage délirant, effrayant, érotique, devenu un film culte...
Paru au Canada en 1981, ce chef d'oeuvre dure 90 minutes avec une bonne b.o!

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13 College Rock Stars le Lun 14 Juin - 2:20

Low woman's lyric

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Dernièrement, j'ai vu le film "College rock stars" qui m'a beaucoup plu. L'histoire est très cool, la bande son est pas mal!
Voici le synopsis du film:
A peine arrivé dans son nouveau lycée, Will Burton découvre que les étudiants ne sont intéressés que par une seule chose : une compétition musicale entre tous les lycées de la région où le meilleur groupe de rock gagne un contrat avec une maison de disque. Sympathisant avec la timide et studieuse Sam, Will se retrouve malgré lui manager d'un groupe comportant tous les bras cassés du lycée. Encadré par la force tranquille de Sam ainsi que l'énergie de Charlotte, la bombe du lycée séduite par sa connaissance encyclopédique de la musique, il va réussir à transformer ces loosers en véritable groupe de rock. Contre toutes attentes, leur groupe parvient à intégrer la compétition et va affronter le groupe favori lors d'une finale où tous les coups sont permis.

Avec:
Gaelan Connell
Vanessa Anne Hudgens
Alyson Michalka
Lisa Kudrow
Charlie Saxton
Scott Porter
David Bowie

14 Dix films rock incontournables le Dim 23 Mai - 15:03

Low woman's lyric

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A hard day's night de Richard Lester (1964)
Ils sont quatre et ils sont dans le vent. A mi-chemin entre le documentaire et le burlesque « so british », le film de Richard Lester est le meilleur témoignage de la Beatlemania qui sévissait à l'époque. Pas encore devenus les génies créatifs de Revolver et Sgt. Pepper, les garçons de Liverpool sont déjà les plus grandes stars de la planète Pop. La fraîcheur innocente qui se dégage de l'œuvre, les chansons simples et dynamiques, tout concorde à faire de cette œuvre (pourtant en noir et blanc), l'un des symboles les plus hauts en couleurs des 60's.

The Rocky Horror Picture Show de Jim Sharman (1975)
"Don't dream it, be it." Avec son appel à la liberté totale (sexuelle en premier lieu), le Rocky Horror Picture Show a redéfini la notion de film culte. Les projections de l'œuvre sont devenues des spectacles autant à l'écran que dans la salle. Ce n'est plus du cinéma, c'est un mode de vie. Il n'y a pas de demi-mesure, les initiés connaissent tout par cœur (même le petit détail trivial dans l'arrière-plan), les autres ne comprendront jamais. On les plaint.

Presque célèbre de Cameron Crowe (2000)
Le film le plus proche de Good morning England, c'est bien sûr la petite bombe de Cameron Crowe. Sous la forme du récit initiatique, la plongée dans l'envers du décor est irrésistible, drôle, douce et amère. Brillant au possible (Oscar du meilleur scénario), Presque célèbre a révolutionné discrètement le genre. Sans parler de son casting féminin, totalement renversant...

Phantom of the Paradise de Brian de Palma (1974)
L'oeuvre du rock, la part du Diable. Faust et le Fantôme de l'Opéra version hard rock kitsch dans le chef-d'œuvre de Brian De Palma. Grâce à la partition inspirée de Paul Williams, le film propose une folle virée dans un univers baroque (and roll). Assez unique en son genre (car en mélangeant une infinité), monté comme un dessin animé, aussi drôle que touchant, il s'agit probablement du film rock le plus original.

Tommy de Ken Russell (1975)
Le plus célèbre des opéras rock enluminé par un Ken Russell au meilleur de sa forme. C'est pompeux, kitsch, excessif, épidermique et parfois sublime. Enorme succès, nommé aux Oscars, Tommy incarne au mieux les ambitions de la pop des années 70. Grâce à son casting dingue (de Elton John à Tina Turner, tout le monde est là), à ses chansons légendaires et à ses visions marquantes, le film demeure cultissime.

Pink Floyd: The Wall d'Alan Parker (1982)
Roger Waters en pleine explosion en vol, jamais le narcissisme de la rock star n'aura été à ce point exposé. Complaisant et délirant, The Wall offre aux errances progressives de Pink Floyd des images à la hauteur. Au point que l'album du même nom est devenu quasi indissociable des images d'Alan Parker. Bob Geldof y délivre aussi une performance hallucinée. Par ailleurs les parties en dessins animées (la marche des marteaux en particulier) sont durablement entrées dans l'imagination collective.

High fidelity de Stephen Frears (2000)
Le film du geek rock par excellence. Adapté du best seller adulescent de Nick Hornby, largue l'excellent John Cusack dans des tourments sentimentalo-professionnels sur fond d'érudition musicale. L'insupportable Rob Gordon va-t-il s'humaniser ou continuera-t-il à donner des leçons à la Terre entière ? Le premier Velvet Underground est-il supérieur à Forever changes de Love ? Qu'ont-ils tous contre Stevie Wonder ? Des questions essentielles auxquelles Stephen Frears donne d'excellentes réponses.

Le Rock du bagne de Richard Thorpe (1957)
De tous les rockeurs s'étant reconvertis dans le cinéma, Elvis Presley est celui qui possède la filmographie la plus prolifique, mais aussi la plus consternante. Véhicules indignes de l'aura du King, ses œuvrettes kitschissimes ne valent bien souvent que pour les chansons qui les accompagnent (Love Me Tender, Viva Las Vegas...). Jailhouse Rock est le haut du panier, c'est le film le plus proche de l'Elvis sauvage qui a révolutionné la musique du 20e siècle. Même si tout demeure un peu trop sage, il s'agit d'un bon divertissement qui swingue, et c'est déjà beaucoup.

I'm Not There de Todd Haynes (2007)
Pour la personnalité la plus insaisissable du rock (et de la folk), il fallait une œuvre conceptuelle et élitiste. La réussite est donc totale pour Todd Haynes qui verse dans l'hermétisme et la sophistication. Les néophytes n'y comprendront pas grand-chose et ne pourront se raccrocher qu'aux formidables performances d'acteurs (Cate Blanchett et Richard Gere en tête). Mais au fait de qui parle I'm not there ? Allez, on vous le révèle enfin : Bob Dylan...

This is Spinal Tap de Rob Reiner (1984)
Ce Rockumentary en forme de « documenteur » offre une vision à peine exagérée de la réalité des groupes de hard rock des années 70 et des années 80. Certains le vécurent d'ailleurs très mal (Aeorosmith en tête), mais il faut dire que tout est parfait (les chansons sont juste ultimes). On y croit de la première à la dernière minute, surtout lorsque les amplis sont poussés à 11 pour jouer Sex Farm et Stonehenge. Les références sont souvent pointues, mais la bonne humeur de Spinal Tap remporte forcément l'adhésion.

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15 Le Rock au cinéma. le Mer 21 Oct - 10:21

Marine

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Ici, on parle des films où le rock est le personnage principal!
Balayage historique

C’est avec l’avènement médiatique d'Elvis Presley, et la retransmission de ses chansons dans les salles obscures, que le cinéma commença à être perçu comme un moyen de diffusion très efficace pour le rock. Rapidement, les producteurs travaillant au sein de ces deux industries du divertissement et de la culture populaire trouveront des intérêts communs et comprendront le bénéfice commercial d’une collaboration suivie.

Dans les Années 50, des films reflétant une jeunesse rebelle, rejetant les conventions imposées par la famille et l'autorité parentale, apparaissent sur le grand écran, ouvrant la voie à la culture rock. En 1954, L’Équipée sauvage (The wild one), film de Laslo Benedek, avec Marlon Brando inaugure le genre « film de motard ». C’est en 1955, avec le triomphe de Graine de violence (Blackboard Jungle) réalisé par Richard Brooks dans lequel on peut entendre Rock around the clock de Bill Haley, que le rock s’associe réellement au cinéma.
En 1956, Elvis Presley tourne Love me tender réalisé par Robert D. Webb. Le film dans son propos n’a rien de revendicatif, il s’agit plutôt d'un western romantique, mais la musique y est ! La même année, en 1956, c’est au tour d’Eddie Cochran, Little Richard et Fats Domino de figurer au générique de La blonde et moi (The Girl Can't Help It) réalisé par Frank Tashlin. Suivront dans la fin des années 50, un grand nombre de productions plus ou moins intéressantes dont Don’t know the Rock de Fred F Sears, Rock Rock Rock (1956) de Will Pric, Mr. Rock and Roll (1957) de Charles S. Dubin, avec Little Richard, et Chuck Berry, etc. ...

Dans les années 60, en Californie, les Beach Boys sont les représentants d’un style pop-rock insouciant, qui dépeint les joies d’une vie hédoniste remplie de surf, de plage, de soleil et de jolies filles. Ce style sera à l’origine d’un nouveau genre de film : le Beach movies retranscrivant en image l’esprit des chansons. Mais, c’est plutôt en d’Angleterre que la nouvelle vague pop déferle avec l’arrivée des Beatles. Le réalisateur Richard Lester tournera avec le groupe, Hard Day's Night (4 garçons dans le vent) (1964), puis Help en 1965. En 1967, les Beatles apparaissent dans Magical Mystery Tour, un film réalisé pour la télévision par Bernard Knowles et en 1968, en pleine époque psychédélique sortira le film d’animation Yellow Submarine (le sous-marin jaune) réalisé par George Dunning basé sur la musique des Beatles. Après 1966, et l’apparition du mouvement hippie, le genre documentaire prend une place importante avec Don’t look back (1967) de DA Pennebaker consacré à Bob Dylan, et Sympathy for the devil (appelé aussi One one) (1968) de Jean-Luc Godard, avec The Rolling Stones.

Les années 70 sont marquées par la profusion de festivals en plein air dont certains sont filmés. Le plus grand étant incontestablement le concert de Woodstock en 1969, filmé par Michael Wadleigh. Pour l’anecdote, un jeune assistant nommé Martin Scorsese travailla au montage du film. Au cours de cette décennie, les stars du rock apparaissent également au cinéma dans des rôles de composition : Mick Jagger (Ned Kelly, 1970), Bob Dylan (Pat Garrett Et Billy the Kid, 1973), David Bowie (L'Homme qui venait d'ailleurs, titre original The man who fell the earth, 1976). D’autres musiciens s’essayeront même à la mise en scène comme Frank Zappa (200 Motels, 1971). Enfin, une première génération de réalisateurs qui ont grandi avec le rock and roll chercheront comme George Lucas avec American Graffiti (1973) à représenter dans leurs œuvres leurs souvenirs d'adolescents. Ce fut également l’époque des opéras rock, avec en tête Jesus Christ Superstar (1973) de Norman Jewison. D’autres grands films sur le rock verront le jour dans cette période, comme The Last Waltz en 1978, ou Martin Scorcese réalise, et filme le dernier concert du groupe The Band avec Bob Dylan, Paul Butterfield, Eric Clapton, Neil Diamond, Dr. John, Joni Mitchell, Van Morrison, Ringo Starr, Neil Young.

À partir de 1980, fiction et documentaire s'entrecroisent pour donner naissance à quelques films marquants :
Rude Boy (1980) de David Mingay, film qui dépeint, au début des années Thatcher, le quotidien morose d‘un jeune homme sans grand avenir qui travaille un temps comme roady sur les tournées du groupe punk The Clash.
The Great Rock'n'Roll Swindle (1980) de Julien Temple, avec les Sex Pistols
The wall (1982) de Alan Parker, avec Bob Geldoff, une allégorie retraçant la descente aux enfers programmée de Pink, une star de rock névrotique, sur la musique des Pinkfloyd
This is Spinal Tap (1984) réalisé par Rob Reiner décrit les vicissitudes d’un groupe de hard rock minable.
Sid and Nancy (1986) réalisé par Alex Cox, avec Gary Oldman et Chloe Webb, raconte la tragique histoire d'amour qui lia Sid Vicious, bassiste du groupe des Sex Pistols, a Nancy Spungen, une de ses groupies.

Depuis les années 90, le film de rock se cristallise beaucoup sur les biopics :
The Doors (1991), réalisé par Oliver Stone, avec Val Kilmer
Year of the horse (1997) film documentaire de Jim Jarmusch avec Neil Young
Dig (2004) de Ondi Timoner avec les Brian Jonestown Massacre et les Dandy Warhols
Last Days (2005) de Gus Van Sant, pour une évocation des derniers jours de Kurt Cobain
Walk the line (2005) de James Mangold, avec Joaquin Phoenix. Le destin du chanteur country-rock Johnny Cash
Control (2007), un film de Anton Corbijn, sur la vie du chanteur Ian Curtis (Joy Division)
Joe Strummer : The Future Is Unwritten (2007) un film de Julien Temple, sur le chanteur et leader des Clash.

Sources et ressources bibliographiques :
Eduardo Guillot, Rock et ciné, Ed. La Mascara, 2000
« Graines de violence : 15 films rock'n'roll », in Rock & Folk, avril 2008.


Voilà, c'est à vous de complèter ce poste, en parlant des bons films où le rock est le personnage principal!

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