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Le mouvement hippie.

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1 Le mouvement hippie. le Dim 2 Mai - 11:28

Toni

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Idéaux et philosophie
Les hippies forment une contre-culture se définissant tout d’abord par le contexte politique de l’époque. Les Etats-Unis sont en pleine guerre du VietNam et les enfants du baby-boom d’après la Seconde Guerre Mondiale refusent cette violence.
La guerre est le premier objectif de lutte des hipies. C’est une lutte pacifiste comme le veut leur mouvement. Leurs armes : des « sitting » devant la Maison Blanche ou les fleurs dont ils couvrent les armes des soldats, le « Power Flower ».
Ce mouvement pacifiste va être illustré par des chansons telle que I don’t want to be a solider ou Imagine où John Lennon chante « Imagine all the people living life in peace. »
Cependant, cette remise en question de la société américaine de l’époque ne s’arrête pas à la lutte pour le pacifisme. Le mouvement hippie critique aussi la toute naissante société de consommation. Dans Money, David Guilmour, auteur interprète de Pink Floyd, grand groupe de l’apogée hippie, scande : « Money get away it’s a crime ». On peut aussi observer sur la pochette d’un de leurs albums, Wish you were here, deux hommes d’affaires se serrant la main : l’un deux s’enflamme.
Les hippies se rebellent aussi contre les valeurs de la société américaine de l’époque. A savoir, un refus total de valeur telle que le patriotisme, qui va à l’encontre des leurs. En effet, plusieurs hippies appelés à aller se battre au Vietnam se font reformer, d’anciens combattants prônent la paix, après toutes les horreurs vécues à la guerre.
Mais il y a aussi les refus de l’autorité et des valeurs « puritaines » de l’époque. Les hippies se lèvent contre toutes les formes d’autorité : les parents d’abord, la police et la société toute entière. Ils se marginalisent. Encore une fois, David Guilmour chante au nom de tous : « We don’t need no though control ».
Ce refus de l’autorité et des valeurs « puritaines » se traduit par une volonté de liberté sexuelle absolue. Le développement des moyens de contraception tels que la pilule accélère le mouvement : les femmes sont libres de choisir, elles contrôlent leur corps. Le sexe ne doit plus être un tabou, il ne doit plus être considéré comme sal, dégradant ou pêché.
Tous ces refus illustrent donc bien le célèbre slogan « Peace and love », faites l’amour pas la guerre.

Cependant, le mouvement hippie n’est pas seulement fondé sur une liste de refus, il prône ses propres valeurs : outre l’amour et la paix : la liberté. Cette recherche de l’amour, de la paix et de la liberté ne peut pas se faire dans la société libérale de l’époque, les hippies recherchent donc ces valeurs dans la Nature qu’ils adorent. Ils cherchent donc l’harmonie avec cette Nature, la communion. Ils essaient de vivre simplement, voir pauvrement. Leur style vestimentaire amène des matières simples : le lin, le coton. Ils se laissent pousser les cheveux comme l’état naturel de l’homme le veut, et portent de simples sandales de cuir. La comédie musicale Hair illustre bien le mode de vie des hippies ainsi que leurs idéaux et façon de se vétir. Cette recherche de la Nature absolue, cette vision pure et douce de la Terre, peut se rapprocher de la vision de certains auteurs, les humanistes. Des auteurs comme Montaigne illustrent assez bien cette harmonie que les hippies recherchaient et avaient probablement trouvés dans la Nature.
Cette envie de bonheur, de liberté, d’harmonie est illustrée par Instant Karma de John Lennon : « Why in the world are we here, surely not to live in pain and fear. » Les hippies se posent la question existentielle : Pourquoi sommes-nous sur Terre? Et John Lennon y répond simplement : « certainement pas pour vivre dans la souffrance et la peur. » Les hippies ont-ils trouvé un leader ? Ce qui est sur, c’est qu’ils ont besoin de liberté, de retour aux sources. « Do it, just do it », oser, oser rêver, oser agir.
Mais cette recherche d’un autre monde, cette évasion passe par des chemins tortueux. En effet, les hippies sont des consommateurs de marijuana et alcool. Le danger de ces drogues est bien sur l’accoutumance. Mais les seventies doivent faire face à l’arrivée des nouvelles drogues sur le marché : des drogues modifiées telles que le LSD qui a des propriétés proches de l’héroïne ou de la cocaïne. Certains groupes comme le Velvet Underground décrivent les effets de l’héroïne et son accoutumance dans Heroin. Ainsi les abus seront nombreux, et les drogues conduisent parfois à la mort. Ce fut le cas pour les trois artistes représentatifs du mouvement hippie : Janis Joplin, Jimi Hendrix et Jim Morisson, tous morts d’overdose dans leur 27ème année.
Un chemin moins tumultueux pour appréhender cette harmonie sera la vie en communauté, et notamment le festival de Woodstock. Trois jours de Paix et D’amour. Un événement mondial pendant lequel tout le monde vit ensemble, sur un même pied d’égalité dans la Nature. Un festival qui a rassemblé plus d’un demi million de hippies dans cette petite ville de l’Etat de New York. Pendant trois jours, des individus de tous milieux sociaux, de toutes races, vont chanter sur des rythmes entraînants avec des textes parlant de liberté, d’amour fraternel entre tous les hommes et les êtres vivants à travers la Terre. John Lennon avait-il raison quand il chantait : « you say that I’m a dreamer but I’m not the only one. »
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La Recherche d’une autre culture
Les hippies seraient-ils une génération d’anges déchus ? D’enfants désenchantés ? Ils se sentent étrangers à ce monde capitaliste, ses normes, ses valeurs. Ils ne peuvent pas s’adapter et partent à la recherche d’autre monde, d’une autre culture, d’une autre vie.
Et le « nouveau » monde se trouve en Asie. Les hippies sont attirés par les religions orientales : le bouddhisme, l’hindouisme. Ils pensent y trouver une vérité.
Dans leur fuite du capitalisme, les hippies « s’exilaient » dans les pays orientaux.
Ils suivent les préceptes de Bouddha, homme saint, qui a parcouru le monde pour partager sa philosophie.
Cette rencontre avec ces deux cultures que tout oppose, la culture occidentale et la culture orientale va se matérialiser sur un plan musical par des chansons telle que She’s leaving home des Beatles qui raconte l’histoire d’une adolescente qui fugue de chez elle. On retrouve sur leur album Sergent Pepper’s des influences orientales avec l’utilisation d’instruments tels que la lyre. Cet album est très représentatif de la rencontre entre les Beatles et les maîtres spirituels d’Asie.
Le but du voyage spirituel des hippies, le grand site de rencontre fut pendant longtemps Katmandou. Capitale du Népal, les hippies en avaient fait leur lieu mythique, incontournable. Partant d’occident, pour les plus aisés en avion ou en train, pour les autres à pieds, en voiture. Ils allaient y trouver une vérité, mais aussi des drogues, et surtout partager les uns avec les autres leurs idées, leur foie et leur passion. L’oeuvre « Les Chemins de Katmandou » de Barjavel décrit très bien l’ambiance de voyage de Katmandou mais aussi la vie une fois arrivé là bas.
De plus, il faut noter qu’avec des valeurs telles que la bonté, la tolérance et l’amour du prochain, la pensée hippie se rapproche un peu du christianisme évangélique. Certain s’accordent à dire que la pensée hippie est donc un mélange des différentes doctrines sages du monde entier. La recherche du soi intérieur par la drogue peut être assimilé à l’hindouisme. D’autres s’accorderont plutôt à dire que la pensée hippie n’a jamais été vraiment existante mais qu’elle est simplement un « ravage causé par le LSD ».
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