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1 Hellfire de Nick Toshes le Sam 26 Jan - 7:48

Solène

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Hellfire (de Nick Tosches): Le styliste de la critique rock. Un peu l’alter ego de Peter Guralnick, dont il partage les obsessions (les racines de la musique américaine). Mais là où Guralnick reste très factuel (sans jamais être ennuyeux), Nick Tosches par un style éblouissant fait toucher à la vérité de la musique du diable. Dans cette biographie du seul rival, qu’eût jamais Elvis, il parvient par le biais d’une écriture habitée, à faire percevoir la part de folie de l’interprète de Great balls of fire, perpétuellement tourmenté entre damnation et rédemption.

Dans la guerre froide – la révolte et son double
Rock, soul, reggae et autres musiques
“Alors il arriva, portant un costume rose criard aux revers pailletés et une cravate de ruban noir, du genre de celles que le vieux Lewis portait avant la guerre de Sécession, et il regarda le public, qui le regardait derrière un rideau d’applaudissements. (…) Jerry Lee Lewis ratissa les touches du piano à queue et hurla le feu, et les membres du public, recevant, chacun à sa manière, le message du Diable, ne murmuraient plus mais criaient sauvagement ou restaient silencieux, selon le penchant de leur âme. Jerry Lee leur accorda à peine plus de dix minutes. ‘Son attitude envers le public frise le mépris’, écrivit un journaliste britannique quelques jours plus tard. Les adolescents – ceux qui avaient fait bruyamment entendre leur excitation comme ceux qui étaient restés silencieux – se mirent à huer et à siffler quand le rideau descendit. Quelqu’un entonna le God save the Queen et d’autres se joignirent à lui au milieu des huées et des sifflements. Enfin, le rideau se releva et Jerry Lee leur donna davantage, et il le leur donna durement, frénétiquement et implacablement, tel un homme qui s’accouple, lascif et trahi, avec une femme qu’il hait ; puis il quitta la scène.”
“Je veux que les choses soient bien claires. Hellfire de Nick Tosches est le plus beau livre jamais écrit sur un interprète de rock’n’roll, il est sans égal. Mais il est loin de n’être que cela. Tôt ou tard, Hellfire sera reconnu comme un classique américain.“ Ainsi s’ouvre la préface de Greil Marcus à ce qui est à ce jour le livre le plus célèbre, et peut-être le chef-d’œuvre de Nick Tosches. Cette biographie de Jerry Lee Lewis est plus proche d’un roman de Faulkner que des pesantes compilations de documents qui constituent habituellement les biographies dites “à l’américaine”. Avec cette matière digne d’une tragédie antique Tosches a composé un livre d’une paradoxale sobriété, dense, concis, dans un style biblique somme toute en parfait accord avec son sujet.
Traduit de l'anglais par Jean-Marc Mandosio. Préface de Greil Marcus.
Hurlement prophétique

Ceux qui inventent n'ont jamais vécu les personnages de cette œuvre.
Anticoncept (L’)

Solène alien


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Chacun de nous possède une musique d'accompagnement intérieure. Et si les autres l'entendent aussi, cela s'appelle la personnalité. alien (Gilbert Cesbron - Journal)
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2 Elvis Presley (de Peter Guralnick) le Sam 26 Jan - 7:39

Solène

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L’historien de la critique rock. Le bonhomme a écrit sur toutes les racines de la musique américaine : country, soul, blues… C’est cependant dans cette somme (deux volumes, plus de 1300 pages !), où il raconte la vie du King, qu’il touche au sublime en décrivant, quasiment au jour le jour la plus grande idole de tous les temps. « Ce livre annule tous les autres »



Sujet: Elvis Presley, le livre des trésors Ven 09 Nov 2007, 17:36
Elvis Presley, le livre des trésors
50.00EUR

Titre : Elvis Presley, le livre des trésors

- Auteur : Robert Gordon & Anne Bleuzen
- Editeur : K&B
- Genre : Biographie & Artéfacts
- Date d'édition : 7
- Pages : 68 - Coffret + Livre hardcover - 31 x 28 x 3 cm - Couleur / Noir et Blanc - Papier brillant
- Langue : Français
- ISBN-10: 2915957339
- ISBN-13: 978-2915957334

- Description :

Ce magnifique livre inséré dans un non moins superbe coffret retrace les grands moments de la carrière du King du début jusque dans les années 70. Des artéfacts d'objets inédits - provenant des archives de Graceland - ayant appartenus à Elvis à diverses époques, des lettres, des contrats, son portefeuille et ce qu'il contenait, des télégrammes sont insérés à l'intérieur de ce superbe ouvrage bien illustré. Il contient également un CD d'interviews de 1955 jusqu'à 1972 accompagné d'un livret ou tous ces interviews sont traduits en français, chose assez rare pour être soulignée !!
Un très bel objet digne des célébrations du 30th Anniversary !



Solène alien


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3 Rod Stewart: The biography. le Sam 27 Oct - 14:35

Toni

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Rod Stewart sort ses mémoires, Rod: The Autobiography, et avoue avoir fait preuve d'imagination pour consommer de la cocaïne sans endommager ses cloisons nasales. "on achetait des capsules, on les vidait de leur contenu, et le remplaçait par de la cocaïne, et on les prenait par voie anale, le corps humain est tellement bien fait, qu'elles se dissolvaient sans effort..." Stewart raconte aussi qu'il a perdu sa virginité à 16 ans, avec une femme plus âgée que lui lors du festival de Jazz de Beaulieu, cette expérience l'a inspirée pour écrire 'Maggie May'. Stewart et Ronnie Wood ont refusé de compléter la collection de moulage de pénis de Cynthia Plaster Caster, intimidés par les modèles d' Hendrix et Eric Burdon déjà exposés : "Ça aurait été un honneur et un plaisir, mais Woody et moi avons vu les splendides modèles déjà réalisés, nous étions plus....modestes, donc nous avons refusé." Stewart profite de son livre pour donner sa version de l'histoire racontée par son ancien attaché de presse, Tony Toon, "Toon a raconté à la presse que j'avais fini à l'hôpital pour un lavage d'estomac après avoir passé une soirée à sucer des marins dans un bar gay de San Diego.... Je n'ai jamais fait de fellation à un seul marin .. et je n'ai jamais eu de lavage d'estomac, que ce soit pour ça ou pour autre chose ..."
...je lirai bien cette autobiographie! Smile

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Solène

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Fasciné par les morts du rock, Chuck Klosterman, critique et auteur, jamais encore publié en France, est envoyé en reportage par Spin magazine à travers les États-Unis pour " découvrir pourquoi le meilleur choix de carrière qu'un musicien puisse faire est d'arrêter de respirer ". Cette quête absurde devient le prétexte à une introspection singulière, souvent drôle : Klosterman s'interroge sur sa peur panique de la mort, ses frayeurs hypocondriaques, ses échecs avec les femmes... S'ensuit un soliloque délirant où références à la culture pop font bon ménage avec la métaphysique du trentenaire.


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Le 666ème

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C'est très rare que je passe par ici, pour parler de littérature mais là, c'est le chanteur polonais Adam 'Nergal' Darskiest du groupe de black metal Behemoth qui est actuellement en train de finaliser l'écriture de son autobiographie. Fan de metal
Il reviendra sur 20 ans de sa vie, en traitant du groupe mais aussi de sa vie personnelle à côté, ses convictions, et ses engagements.
L'autobiographie se nommera "Sacrum Profanum" et sera disponible dès septembre 2012. Smile
666

Squelette

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Alors que l'éditeur Camion Blanc nous avait habitués dernièrement à sortir principalement des biographies de groupes et d’artistes, ou encore des analyses de genres musicaux, voir paraitre un abécédaire m’avait interpellé. Un abécédaire ? Comme pour les mômes ? A comme Abeille, B comme Banane, C comme Carotte … Eh bien c’est presque ça, à la différence que « Abécédaire pour les musiciens en galère » est juste une pure merveille d’écriture, à mon sens l’un des meilleurs ouvrages sorti par Camion Blanc à ce jour. Décryptage …

Toi qui lis cette chronique, tu es à priori amateur de musique saturé qui fait du bruit. Fan de metal J’imagine qu’à un certain point de ta recherche musicale, tu as voulu reproduire la musique de tes musiciens préférés, et donc pour cela commencé à gratter sur la vieille guitare du tonton ou à frapper quelques toms sur la batterie d’un vieux pote. Si tu as eu un peu de talent ou d’ambition, peut être as-tu formé un groupe. Et avec un peu de chance en plus, fait quelques concerts voir même, comble de l’aboutissement sorti un album … Eh bien si tu t’es reconnu dans ce portrait, cet ouvrage t’es destiné.

Nicolas Muller, l’auteur, est bien connu des fans de musiques extrême pour être l’actuel batteur de Svart Crown, et ayant officié entre autre dans le groupe de prog Spheric Universe Experience (avec lequel il a sorti 2 albums), Artefact ou plus dernièrement dans Otargos. Autant dire un passionné et surtout fin connaisseur du milieu metal extrême en France. Avec autant d’expérience en groupe (ayant par ailleurs touché à différents style allant du black metal haineux d’Otargos aux reprises hard rock sans prise de tête), en studio et en tournée, notre auteur a accumulé autant d’expérience à mettre sur son CV que de frustration. En effet, tous ceux qui se sont un jour investi dans la musique le savent, les frustrations sont légions et les plaisirs, même s’ils sont particulièrement intenses sont rares.

Il nous livre ainsi un recueil d’anecdotes, de conseils (plus ou moins généraux), de piège à éviter (mais dans lequel on est quasiment obligé de tomber au moins une fois). L’ouvrage se découpe ainsi en quatre parties, chacune illustrant une étape de la vie du musicien : l’apprentissage de l’instrument, le groupe (les concerts et les tournées), l’enregistrement studio d’un album et la vie d’un groupe sur le long terme. Et chaque thème à son abécédaire, chaque mot étant détaillé, analysé et complété avec une foule d’anecdote vécue, donnant un côté très humain aux récits. Le format d’abécédaire est par ailleurs un avantage certain pour l’ouvrage, puisque chaque mot peut être pris indépendamment des autres, le genre de truc qu’on lit aussi bien quand on a 10 minutes à meubler ou même depuis le trône.

On découvre également la réalité de la vie sur la route des groupes de tailles moyennes, à des années lumières de ce que s’imagine souvent le public. Oubliez le tourbus et bienvenue au van 8 place entassé avec le matériel plein à ras bord. Oubliez les backstage où l’alcool, la coke et les groupies sont légions, bienvenue dans les backstage où la bière et les chips sont la seule arme du musicien dans l’ennui. Oubliez les hotels luxueux, et bienvenue chez l’habitant, voire parfois à même le sol. Oubliez le fait que le label vous paye votre album et bienvenue dans la galère de la recherche d’un album avec pour seule arme pour le démarchage que l’album en question, déjà enregistré et financé par les deniers du musicien.

Beaucoup de gens s’essayent à la musique, mais peu réussissent. Combien de groupes se sont cassé les dents pour un Motorhead ? Combien de guitariste pour un Zakk Wylde ? Le chemin de la gloire est miné, et le rêve, même s’il est souvent l’unique motivation ne suffit parfois pas. C’est plus ou moins ce que l’on pourrait retenir de cet ouvrage, véritable recueil de récits croustillants, d’anecdotes et de toute sorte de conseils. On notera par ailleurs la préface d’Arnaud Strobl, de Carnival In Coal et les photos qui ponctuent chaque chapitre. L’une d’entre elle illustre d’ailleurs tout le concept à elle seule : Alex XXX d’Otargos, les traits tirés par la fatigue, devant les oies du punk les ayant hébergés à la suite d’un concert dans le Poitou Charentes.

Pour ma part, un grand respect à Nicolas Muller, qui dévoile un talent d’écriture que la scène métal ne lui connaissait pas et qui nous livre un livre où l’on se prend à sourire à chaque page, et qui se lit en un rien. Le meilleur ouvrage de chez Camion Blanc depuis un moment, un must have. Smile

Collection / Edition : Camion Blanc
Genre litteraire : Abécédaire
Année de parution : 2012
[ Le sommaire :
Introduction
Partie 1 : Devenir quelqu'un, ou la légende du galérien qui se rêvait devenir barde.
Partie 2 : Sous les projecteurs, lampadaires et d'autres réverbères qui clignottent, ou l'histoire extraordinaire du barde qui voulait devenir un prince du rock'n'roll
Partie 3 : Dans les coulisses de la postérité, ou la fabuleuse aventure d'un prince du rock'n'roll qui croyait savoir comment devenir roi
Partie 4 : Un escalier pour le paradis, ou la fantastique épopée du roi qui écrivait sa légende.

Squel,
pour Anwarock webradio.

http://www.anwarock.com

Toni

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Ethnologie d’une culture contemporaine…
Intitulé des plus ambitieux lorsque l’on entame l’histoire d’une culture rejetée en masse, invectivée voir même littéralement spoilée. En effet, évoquer le métal aujourd’hui n’est pas plus aisé qu’il y a 20 ans, et le spectre des préjugés et de l’incompréhension est tout autant, sinon plus, fort qu’il y a une décennie.

Après des livres plus spécifiques tels qu’Anthropologie du Metal Extrême, l’Anthologie du Metal ou encore Les Seigneurs du Chaos (sur la maison d'édition: Camion Noir), Camion Blanc édite un nouvel ouvrage ayant une vocation semblant plus large, plus historique et peut-être même plus politique, ne ciblant pas uniquement la frange musicale de la culture métal.
Ayant fait parler de son livre un peu avant sa sortie, l’auteur Nicolas Bénard aura cherché à créer l’intérêt autour de son ouvrage, afin de montrer un point de vue différent des livres du genre, même si certains écueils ne seront malheureusement pas évités. A commencer par une pochette un brin ridicule, singeant l’homme de Vitruve de Léonard de Vinci avec un métalleux bardé de bracelets à pics, d’une bière, d’un micro, des cornes du diable et d’un corpse paint plus proche de Kiss que de l’horrifique black metal. Bref, pour le bon goût graphique, il est évident que l’on pourra repasser… Smile

Passons ensuite au contenu. La lecture peut-être un peu déroutante de prime abord, une fois passé l’excellente préface de Robert Culat, puisqu’elle ne dispose pas de trame chronologique ou contextuelle. De l’aveu même de son créateur, le livre peut se lire dans n’importe quel sens, à partir du moment où il est basé sur une succession de petits articles détachés historiquement. Et là où l’on tient une liberté sans pareille dans un livre, on y perd également en intérêt, puisque l’on peut allègrement sauter les pages sans que cela ait une incidence sur le livre.
On est clairement plus dans l’anecdote que le scoop, et l’anecdote plus anecdotique que croustillante (bien que connaître le programme de masturbation du chanteur de Marillion où le plan de campagne de Chirac sur Europe en 1988 vaut son pesant d’or). On nous évoque la longévité du genre, de tels ou tels artistes, de l’arrivée du disque numérique sur le marché, on s’attarde beaucoup sur les médias et les groupes français de la première moitié des années 80.
On comprend d’ailleurs assez bien le pourquoi de l’écroulement de cette scène menée par les Sortilège, Blasphème ou autre Satan Jokers, alors imbu de leur personne, égocentrique et convaincu d’être bien plus génial qu’un Metallica ou un Maiden. Il est d’ailleurs amusant, à l’heure de la reformation explosive mais plein de modestie de Satan Jokers, de lire ce que les membres de l’époque pouvaient dire, notamment que si eux splittaient, le genre n’avait plus d’avenir et que le métal, d’ici 88 ou 89, n’existerait déjà plus. On connait tous la suite…

Néanmoins, le véritable problème de l’ouvrage vient probablement de sa cible. Car, trop anecdotique pour le néophyte (qui n’aura probablement pas plus envie d’aimer ou écouter le style s’il n’aime pas), il se révèle bien trop large et avare en véritables nouveautés pour apprendre quoique ce soit à l’auditeur un tant soi peu expérimenté. Il est même parfois déstabilisant de retrouver des phrases présentes dans les biographies de Camion Blanc (Iron Maiden, Metallica, Mötley Crue…) dans le bouquin…du coup, la sensation de redite est encore plus forte.

« Metalorama » s’affiche finalement plus comme une compilation d’articles, d’anecdotes, de dates et d’évènements que comme un ouvrage complet et exhaustif. Il peine à accrocher le lecteur pleinement, à le faire plonger dans la tourmente, la gloire, les douleurs ou les joies du métal, que ce soit musicalement, conceptuellement ou même de la vision d’un fan. Tout parait trop neutre et stoïque, à l’instar d’un journal, sans plume spécifique et personnalité propre.

Il en reste un bouquin sympa…mais qui une fois lu et terminé, ne ressortira pas forcément de l’étagère où il trône… Fan de metal

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Toni

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Le charismatique chanteur et leader d'Aerosmith, Steven Tyler, publie son autobiographie 'Does the Noise In My Head Bother You?', elle contient de nouvelles révélations sur le passé agité du chanteur.
Sur ABC News, Tyler a admis avoir testé les relations gay, mais juste une fois ! "Le sexe gay ce n'est pas pour moi. J'ai essayé une fois quand j'étais jeune mais ce n'est pas mon truc."
Tyler confie aussi que son équipe backstage s'assurait de toujours mettre les filles sous la douche avant de les envoyer dans la chambre du chanteur.
"J'ai peut être l'esprit 'dirty', mais mon corps est propre.
Il se livre un peu sur son enfance et sa vie privée: "Je n'ai jamais eu de relation avec une femme qui me fasse vraiment confiance."
Aerosmith est un groupe américain, une légende, une vraie icone de la musique rock!

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Toni

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Bonjour mes amis fans de musique rock, pop et metal,
en attendant que je vous poste des petites chroniques détaillées sur des livres rock que j'ai réellement lu sur suppport papier ou en pdf, voici donc une liste non exaustive de bouquins que je vous conseille vivement de lire:
• The Dark Stuff
• Traverser le feu
• -M- le mot dit
• A wop bop a loo bop a lop bam boom
• Abus dangereux - Face 87
• Abus dangereux - Face 89
• Abus dangereux - Face 91
• Abus dangereux - Face 92
• Alain Bashung
• Anthologie du hard rock
• Anti yéyé
• Antichrist Superstar
• Au-delà du rock
• Babylon’s Burning
• Bande originale
• Big Man
• Björk
• Bordeaux Rock(s)
• Born in the U.S.A
• Brit Pulp
• Bubblegum & Sunshine Pop
• Cassé
• Choosing death
• Chuck Berry le pionnier du rock
• Classic Rock 1
• Classic Rock 2
• Classic Rock covers
• Covers
• De New Orleans à Nashville
• Dead Elvis
• Destroy
• DESTROY !
• Dictionnaire amoureux du Rock
• Dictionnaire des destins brisés du rock
• Dictionnaire du rock - Tome 1
• Dictionnaire du rock - Tome 2
• Dictionnaire du rock INDEX
• Dictionnaire raisonné de la littérature Rock
• Dilapide ta jeunesse
• Discographie vinyl du rock français
• Du Riff hifi chez les rockeurs
• En route vers Woodstock
• En studio avec les Beatles
• England’s Dreaming
• Et dieu créa les Beatles
• Et Le Silence Est Entendu - DVD
• Etre rock
• Exile on main street
• Face B
• Feel like going home
• Figures de Bob Dylan
• Freelance
• French Kicks
• Garageland
• Génération chaos
• Génération extrème
• Génération Rock & Folk
• Goth
• Goth
• Guide de survie des filles rock
• Hard rock
• Hard rock, heavy metal, metal
• Hard Times
• Hard’n’heavy
• Héros oubliés du rock n’roll
• Hellfire
• Hippie hippie shake
• Histoire du Rock
• Histoire sociale du rock
• Je suis toujours le plus grand, dit Johnny Angelo
• Johnny Cash
• Just Kids
• L’abécédaire de rien
• L’ambivalence du rock : entre subversion et subvention
• L’Avaleur de Rock
• L’âge du metal
• L’odyssée du rock
• La République invisible
• La Saga des Hits du Rock
• La Souris déglinguée
• Le chanteur
• Le dico du Rock’n’Roll au cinéma
• Le guide de Paris ville rock
• Le monde du rock
• Le petit livre à offrir à un amateur de rock
• Le petit livre rock
• Led-Zeppelin de A à Z
• Lennon
• Les 100 meilleurs albums de rock
• Les 1001 albums qu’il faut avoir écoutés dans sa vie
• Les 69 Tribus du rock
• Les années Actuel
• Les beatles / Le rouge et le bleu
• Les carnets d’Albion, le journal intime de Peter Doherty
• Les enfers du rock
• Les Miscellanées du Rock
• Les racines du rock
• Lester Bangs mégatonnique rock critic
• Life
• Lou Reed
• Magma
• Manchester music City 1976-1996
• Memphis
• Metallica
• Minimum Rock’N’Roll #3
• Minimum Rock’n’Roll #4
• Mods une anthologie
• Mort aux Ramones !
• Motörhead la fièvre de la ligne blanche
• Muscle Shoals
• Mystery Train (éditions Allia)
• Mystery Train (Folio)
• Nine Inch Nails Le guerrier fragile
• Noir Désir Bertrand Cantat
• Nos années punk
• Nous autres David Bowie
• Organic vision of sound
• Pearl Jam / Vitalogy
• Pet sounds
• Phil Spector – le mur de son
• Pink Floyd
• Pixies
• PJ Harvey
• Plus célèbre que le christ Vol.1
• Plus célèbre que le christ Vol.2
• Protest Song
• Psychédélisme : des Usa à l’Europe (1965-1973)
• Punk
• Punk
• Qui a tué Elvis ?
• Rebelles
• Revolution in the head
• Rip It Up And Start Again
• Rock & Religion
• Rock Français
• Rock progressif
• Rock’n’Roll Babylone : 50 Ans de sexe, de drogues et de tragédies
• Rock, pop
• Rockin’ Laval
• Rocktionary
• Rocktionary 2
• S.T.P. A travers l’Amérique avec les Rolling Stones
• Sid Vicious
• The Clash
• The Cure / Let’s go to bed
• The smashing pumpkins
• Too drunk to do the show
• Too much future
• Tortoise
• Un démocrate Mick Jagger
• Un enfant du rock
• Un noir désir
• White Bicycles
• Woodstock l’album des 40 ans.

Bonne lecture!

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10 Ramones, 18 nouvelles punk et noires. le Sam 19 Mar - 12:42

47° à lombre


Hey ho let’s go ! Cheveux longs, blousons noirs, jeans déchirés et moulants, les Ramones (actifs de 1974 à 1996) sont le groupe de punk américain le plus culte de l’histoire de la musique. Leurs innombrables hymnes ont largement dépassé la simple sphère du punk rock. Afin de leur rendre hommage, 18 auteurs français se sont réunis pour chacun écrire une nouvelle avec pour point de départ un album des Ramones. Préfacé par Tommy Ramone, l’un des seuls survivants du groupe, et chapeauté par Jean-Nöel Levasseur, Ramones 18 Nouvelles Punk et Noires rassemble aussi bien Jean-Bernard Pouy, Pierre Mikaïloff, Jean-Luc Manet, Thierry Crifo que Olivier Mau ou Max Obione. Dix ans après la mort de Joey Ramone, ces auteurs ont chacun écrit une nouvelle noire, pleine de bruit, de fureur et d'amour se déroulant l'année de la sortie de l'album qui leur sert de point de départ. Les Ramones et leur musique sont, selon les histoires, personnages principaux ou secondaires. Original, sulfureux, électrique et indéniablement rock. Les regrettés Joey, Dee Dee et Johnny Ramone auraient adoré. Ramones 18 Nouvelles Punk et Noires est paru depuis le 17 mars aux éditions Buchet Chastel.
Groupe de Punk

Horgh

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Voici un entretien avec Frédérickk Martin
A propos de l’ouvrage « Eunolie – Conditions d’émergence du Black Metal » que j'ai lu et que j'ai bien aimé. Je le conseille à tous les fan de black metal Smile

Frédérick Martin est un personnage plus que surprenant. Compositeur contemporain, il s’est très jeune passionné pour les musiques métalliques et de manière générale, pour la stridence. Pour lui, le Black Metal est une « musique [qui] rend présent le déchirement le plus intense et à moins de cela », il classe la musique « dans le domaine de la variété ». On ne peut pas dire qu’en termes de dominance, l’époque donne raison aux adeptes des alternatives. Mais Frédérick Martin n’en a cure : il fait partie de ceux qui, comme il le dit lui-même, tâchent « à présent de [se] servir de tout ce qui se trouve à disposition du compositeur en terme de sons, de formes, de ressources grammaticales, de paradoxes, de pulsions, de cassure ». Martin pense la musique parce qu’ils la vit et qu’il ne se contentera jamais de la superficialité des formats imposés ; c’est en tout cas l’impression que nous a faite cet homme au fil des entretiens que nous avons pu croiser au détour de la page finale de « Eunolie – Conditions d’émergence du Black Metal ». Un livre dont l’écriture prolonge la vision musicale de l’auteur, sur le terme des « barbaries métalliques ». Il vise une musicalité certaine et présente sous un angle subjectif (et donc éclairant, d’une certaine manière) l’essence de ce qu’est le Black Metal pour ce compositeur actuel. L’enjeu se situait à plusieurs niveaux : éclairer le néophyte sur la plastique musicale polymorphe du BM tout en en parlant avec une certaine poésie. Sans cacher l’aspect politique sulfureux de certaines formations, Martin n’a pas souhaité mettre en exergue cette face sombre du mouvement. Pour lui, les musiciens ne sont pas bons en politique, pas plus qu’on verrait un ministre crédible sur scène harnaché d’une guitare électrique. Martin, musicalement, gère : son écriture est elle-même une musique. Tour à tour rugueuse, douce, souvent déchirante, elle ressemble au Black Metal en ce sens qu’elle mute vers des formes inédites et toujours surprenantes. Son livre est passionnant et s’adresse à tout le monde. Car il cristallise un phénomène révélateur de l’état de nos mentalités, le « Black Metal », une forme nouvelle et dégénérée de « Rock » qui traduit nos restes ultimes de sauvagerie, et peut-être de liberté.

- A travers « Eunolie », tu as tenté une photographie de l'histoire et de l'état général du mouvement « Black Metal ». Comment sont nés tes épanchements vers ce genre ?

- Frédérick Martin : J'ai commencé à écouter du Metal vers l'age de 12 ans, en achetant (en Afrique !) les premiers albums de Black Sabbath, Led Zep, et les autres précurseurs. J'ai continué plus tard à m'intéresser à ce style et le Black est entré naturellement dans ma sphère intime.

- Que devait être / ne pas être « Eunolie » lorsque tu as posé l'idée du livre ?

- Au départ, je voulais écrire un livre sur le Black ET le Death. Très vite, il est apparu que le sujet était trop lourd, il a fallu choisir et le Black m'attirait beaucoup plus. Dès le départ, je voulais un livre qui se lise comme un roman plutôt qu'une espèce de guide du routard du Metal Noir, ce qui aurait été ridicule.

- Qu'est ce qui fait, selon toi et en termes généraux, le Black Metal ?

- Le Black se distingue par le refus, le refus d'un peu tout, santé – gloire - argent - business, mais plus particulièrement le refus de la chrétienté ; c'est pourquoi, ainsi que je l'explique dans l'avant-propos, le "noli" figurant dans le titre s'applique parfaitement. Mais surtout le Black met en lumière la volonté d'abandonner le christianisme, coupable de tant d'abjections (et je me suis renseigné à ce sujet) depuis pratiquement sa fondation.

- A travers « Eunolie », on sent que tu as recherché une musicalité dans le propos, dans le « verbe ». Le style était-il une donnée de base permettant à l'écriture de se développer, ou as-tu dans un premier temps posé les idées générales avant d'affiner ?

- Inventer des phrases qui "chantent" un peu n'est pas très difficile. Je suis compositeur de musique et l'équilibre son et sens me vient tout seul. Par contre, je n'ai pas de préjugé stylistique, je sais être parfois cinglant, parfois obscur, j'écris comme je suis, d'un bloc et avec emportement, comme un
musicien sur scène ou comme un régiment de Dragons à la charge.

- Le fait de ne pas tenter l' « anthologie » en abreuvant l'ouvrage de références permet au lecteur de garder une vision synthétique, globale. Quels étaient les critères de choix qui t'ont fait inclure ou non une formation musicale dans les parties consacrées à tes visions sur les groupes ?

- Indépendamment des groupes incontournables, il m'a fallu trier en fonction des infos dont je disposais et des rencontres réelles ou téléphoniques que je faisais. Puis il y a eu les coups de foudre, comme avec Blut aus Nord, Antaeus, Eternal Majesty ou Temple of Baal. Selon mon affinité, je me sentais plus ou moins en état de "poésie", pour parler de tel ou tel, et sans tenir compte des options politiques des musiciens, ce qui dans le Black est déjà une gageure.

- Tu as choisi Anorexia Nervosa pour décrire la journée d'un groupe en phase de préparation de concert. Quelles sont les raisons de ce choix ?

- Décrire la journée d'un groupe avant un concert important faisait partie du projet. Au départ, j'aurais du m'attaquer à Antaeus, mais j'ai raté leur concert de la Loco et je me suis rabattu sur AN, que je ne connaissais pas et que je n'ai pas revu depuis. Il me fallait un groupe qui accepte ma présence comme une caméra cachée pendant une quinzaine d'heures. AN a été fantastique.

- Ces moments figés par ton livre dans la vie d'A.N. cristallisent-ils quelque chose qui dépasse le seul cas d'Anorexia Nervosa, au sens où les rituels que tu décris pour A.N. se retrouveraient chez d'autres formations BM ? Comment, alors, les caractériserais-tu ?

- Cristalliser ? Christalliser ? AN est un groupe de rock plus qu'un groupe de Black, je veux dire que le Black est bien la musique qu'ils jouent mais ils n'ont rien de satanique ou de pervers, ils sont juste un des meilleurs parmi les putains de bons groupes de rock à sillonner la planète. J'ignore s'il existe encore beaucoup de groupes qui immolent des animaux avant de grimper sur scène mais là, on en était très loin !

- Les analyses contenues dans le livre sont pointues, je fais par là allusion aux paragraphes musicologiques. A quel(s) public(s) destines-tu la lecture de « Eunolie » ?

- J'ai essayé d'intéresser des lecteurs différents, intellectuels ou pas, après, chacun y trouve ce qu'il préfère. Tout le monde doit pouvoir lire ce livre, mais il devait contenir des éléments qui offrent une perspective propre à différents types de lecteurs. De plus, il n'existait aucune partition, ni réflexion technique sur ce genre de musique, que je voulais aborder du plus de façons possibles.

- Ne penses-tu pas qu'il y ait parfois décalage entre l'élitisme du mouvement et une frange de son public, sensible prioritairement à sa plastique musicale ou visuelle ? En somme, le « mode de vie BM » n'implique-t-il pas un très fort second degré ?

- Le BM devrait contenir beaucoup plus de second degré, l'humour n'est pas son caractère principal... De toute façon, les groupes NS ont une audience assez faible, et les groupes qui marchent se servent du Bouc et de ses dérivés pour le décor, ni plus ni moins que Slayer ou Venom, et même des gens apparemment méchants comme le guitariste de Blodsrit portent une alliance et n'ont pas honte de montrer qu'ils sont mariés fort civilement, comme tout le
monde. La plupart des amateurs de Black sont très jeunes, 16 à 20 ans en moyenne. La fascination pour les apparences extrêmes est normale à cet age-là, "de mon temps", il y a eu le Glam, les punks, etc, et on fonçait dedans sans se poser de questions. Le recul vient forcément plus tard, et le second degré aussi.

- Tu as eu toi-même recours à la scission stylistique dans ton ouvrage, en parlant de « True Black », de « Black symphonique », de « Black industriel ». Es-tu toi-même un auditeur ouvert à tous ces types de sous-courants ?

- Oui, j'écoute toutes les sortes de BM, mais avec une nette préférence pour le True de chez True, comme Nehemah, Endstille, TAOS, Darkthone, Eternal Majesty...

- Certains rejettent l'idée des sous genres se rapportant à la musique Black Metal. Pour eux, le Black est un et indivisible : cette négation des sous-genres peut-elle se justifier ?

- Elle n'est pas typique du BM, les puristes du jazz avaient la même attitude vis-à-vis du Free dans les années 60. C'est inévitable : même chez les jeunes, il y a les "vieux" et les "jeunes". Il est naturel de rencontrer des intégristes un peu partout, mais on ne peut dénier une forme d'inspiration a priori. Si, par exemple Adrastis, dans Love Lies Bleeding, décide d'employer des musiciens de technique classique et qu'il sait quoi composer pour eux, pourquoi s'en priverait-il (d'autant qu'il le fait bien) ?

- A travers tous les sous genres qu'on évoquait, les cycles se succèdent pour le Black Metal (comme ce fut - et est encore - le cas pour le mouvement Gothique). A quel moment sommes nous arrivés, selon toi ?

- J'espère que nous en sommes au moment où on va pouvoir tout mélanger en conservant l'identité du Black, qui est un cri extraordinaire de conscience de notre pitoyable condition humaine.

- Quel avenir vois-tu pour le genre de manière générale ? Hyper-hybridation ? Retour aux fondamentales ?

- Le True Black "académique" poursuivra sa route sanglante. Mais il y a de plus en plus d'hybridation (Thorns, Aborym, Axis of Perdition, et même Satyricon !) et le résultat est ce qui se fait de plus intéressant actuellement.

- Tu as suggéré dans ton ouvrage l'aspect sulfureux, politiquement parlant, d'une partie de la scène Black Metal. Comment vis tu, en tant qu'auditeur, ce type de « virulences » ?

- L'aspect politique ne me touche qu'en étudiant la question politique comme telle, auprès de philosophes du politique (Theodore Adorno, Max Horkheimer, Carl Schmitt, Annah Harendt, Raymond Aron, Leo Strauss, Alexandre Kojève...). Musicalement, je m'en fiche. Il y a des groupes allemands, ukrainiens ou polonais qui jouent à droite de la droite mais qui composent une musique sublime. Dans l'ensemble, les considérations politiques dans la musique sont pauvres, aussi pauvres que serait la musique qu'écriraient des politiciens. Seule l'émotion et le son comme phénomène acoustique m'attirent.

- Comment apprécies-tu le fait que certains adeptes du Black Metal refusent son évolution, continuant de se référer au Black Inner Circle et à ses agissements ? N'est ce pas puéril et nuisible à l'évolution même du genre ?

- L'Inner Black Circle était l'invention d'une poignée d'ados rageurs, ça peut toujours servir de modèle, mais je pense que personne n'a l'envie ou le courage de brûler des églises aujourd'hui, à part un dingue par ci par là. Les musiciens de Black actuels ont plutôt le souci de faire une musique qui nous arrache les tripes. Et ils ont raison.

- L'outil électronique, par exemple, ne participe-t-il pas d'un processus de déshumanisation du son ? Comment expliquer que cet outil s'attire les foudres de certains puristes ?

- Dans le chapitre sur la Finlande, j'analyse avec la musique de Gloomy Grim le processus de représentation de déshumanisation qu'impliquent les machines et dont la philosophie est très distincte de celle des électro-technoïdes. Dans
la partie anglaise de mon livre, je poursuis cette idée en parlant de Godflesh, qui n'était pas un groupe de Black au sens strict, mais utilisait ses composantes et a eu une grosse influence sur la scène BM dans ce pays, chez Axis of Perdition c'est très clair.

- Tu affirmes à un moment que les mouvements Gothique et Black ont certaines racines communes. Pourrais-tu préciser la teneur de ce constat ?

- Assez simplement, le "dégoût de la vie" qui caractérise les Gothiques, soit par autodérision, comme Type O Negative, soit dans un malheur authentique, comme la première mouture de Christian Death, se retrouve mais
décuplé dans le Black. Quant à l'imagerie, tels les croix renversées, les vêtements noirs, les références aux artistes maudits, on n'a de toute façon pas trop le choix pour exprimer ce dégoût. On s'habillait déjà comme ça pour exprimer la même chose il y a trente ans, je l'ai fait moi-même, en me prenant pour le guitariste de Black Sabbath !

- Certains, tel Nicolas Walzer, estiment qu'une « nouvelle religiosité » transparaît des mouvements Dark et Gothic. Crois-tu que le Black Metal, réputé pour son éternelle allusion au Malin, engendre de fait un phénomène de ce type, ou s'agit-il prioritairement de cristalliser à travers un apparat anti-chrétien, le sentiment du désespoir ?

- Christalliser ? En écrivant "Eunolie", je me suis aperçu que le milieu BM contenait de véritables mystiques. Certains, comme MkM, auraient été prêtres voici un siècle, de ces prêtres comme le curé d'Ars, que l'Eglise martyrisait pour mieux les canoniser hypocritement après leur décès, mais on ne peut plus penser ça ainsi et le Black propose une alternative au sentiment religieux dont NOUS AVONS BESOIN. L'antichristianisme est légitime, mais il n'est qu'un paravent. Et ainsi que je l'écris, le Black est la musique du désespoir comme tel et c'est pour ça que je l'aime. (��') Il est clair que le Black peut continuer sans l'idéologie dont il se pare actuellement, il suffit d'attendre que ceux qui le font vieillissent un peu. On verra bien qui reste désespéré.

- L'histoire du Metal est une suite de dégénérescences qui épuisent le style soit vers des formes hybrides soit vers un accroissement de son potentiel de violence, sur le plan de l'écriture. Le Black Metal apparaît comme quelque chose d'ultime, la seule alternative possible au Death. Que reste-t-il donc à inventer aujourd'hui ?

- Evidemment, je ne peux pas deviner quelle musique produiront des musiciens pas encore de ce monde ! Mais la violence prendra d'autres visages. Avec un quatuor à cordes, je peux composer une musique d'une violence insupportable et je peux faire de la soupe avec un ampli de 1000 watts et 50 distorsions l'une derrière l'autre. Faisons confiance aux fous pour remettre la raison à sa place.

- Pour finir, la question à l'amateur de musique : quels sont tes disques de chevet ?

- De la musique de la Renaissance (pas des imitations Heavenly : du Palestrina, du Josquin, du Ockeghem, etc), Mahler, Bruckner, pas mal de Metal, surtout du Black (j'aime REELLEMENT ça !), en ce moment, le dernier album de Lycosia + Endstille, Nargaroth, TAOS, Antaeus, Astrofaes, Darkthrone encore et toujours. Et beaucoup de musique "savante" d'aujourd'hui, Lachenmann, Rihm, Lindberg, Boulez, Nono, Ligeti, Grisey, Ferneyhough, Turnage, Murail, ainsi que des symphonistes du XXème siècle : Chostakovitch, Pettersson, Simpson, Wainberg, Lutoslawski...

- Ici, nous te laissons un espace libre pour exprimer des choses que nous n'aurions pas évoquées plus haut et qui te tiennent à cour, à quelque niveau que ce soit. Merci pour le livre, très intéressant.

- Ma vie est toute entière dédiée à la musique. Je la bouffe, je la restitue, je l'invente, je m'enroule dedans, je lui fais l'amour, je la viole,
je la fais pleurer, rire, mourir, et chaque jour son visage remonte des profondeurs du non-sens pour m'indiquer de nouvelles voies et me remettre en main ma vielle épée de chevalier solitaire pour affronter de nouveaux moulins. J'ai besoin de l'irréalité de la musique pour respirer. J'attends le dernier moment pour comprendre enfin quel est ce son en moi. Pourvu que je ne sois pas déçu.
Fan de metal

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12 Jimi Hendrix, le gaucher magnifique. le Lun 17 Jan - 11:14

Toni

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Vous tombez sur un livre : Jimi Hendrix, le gaucher magnifique. Photo de couverture, Hendrix à l'Olympia, sa guitare à pleines dents (Jean-Pierre Leloir). La guitare à pleines dents ? Tous les bluesmen du Delta le faisaient. Dans le Tennessee, si vous ne jouiez pas avec les dents, on vous tirait dessus Smile . Quelque 240 pages de faits et de portes entrouvertes sur Jimi Hendrix (1942-1970). Météore sur Terre, révolution de tous les sens, acide, talisman, gaucher à l'excès.

Jean-Pierre Filiu, l'auteur, ce nom ne vous est pas inconnu. Vous doutez. Un soir, vous avez croisé un Filiu, dans une autre vie, du côté de Santa Clara, l'université d'Angela Davis. Automne 1995. Garçon sérieux. Jamais revu. Dans son livre avalé d'une traite, il cite trois lignes que vous aviez oubliées. Pas assez pour ne pas en parler. Les fous de Jimi n'ont rien du fan. Qu'ils s'appellent Yazid Manou, Filiu, Johnny Hallyday ou Paul Allen, ces fous-là se perdent de science, d'absolu, d'infini sous les deux espèces, d'amour, de générosité.

En quatre ans, 527 concerts, 4 disques, Jimi Hendrix a renversé le monde de la guitare (aucune importance), celui de la musique contemporaine (plus intéressant), traversé toutes les sphères (on approche), révélé les grands secrets. Jamais Hendrix n'a joué l'hymne américain au second degré. Il jouait l'autre amour. Pas antiaméricain, "alteraméricain" postracial. Très fort. Le bouquin de Filiu, vous le tordez dans tous les sens : initiation, plongée, vertige, personne n'en sort intact Smile .

Une biographie (ces berceuses pour adultes) de plus ? Pitié, pas d'insultes. Al Hendrix, le père de Jimi, n'était pas chaud pour la vie d'artiste. Mais Jimi était artiste, musicien jusqu'au bout. Impossible d'aller contre. Al redoutait son côté gaucher, mauvais augure. Mais Jimi était gaucher, rien à faire. Ensemble, père et fils, ils tondaient les pelouses. Vie de pauvres gens. Racisme ordinaire. Le train-train siffle toujours trois fois Smile .

Chez Myer's, à Seattle, plein centre, vous ne pouvez pas le rater, Al achète à crédit une Supra Ozark blanche presque neuve (89 euros). Jimi se la fait piquer dans les couloirs d'un club pourri : juste après sa première prestation, au sous-sol d'une synagogue, la De Hirsch Sinai. Sa façon d'exploser la guitare fait qu'on le vire. Les Rocking Kings, premier groupe de Jimi tournent dans l'Etat de Washington, "mais une virée calamiteuse dans l'arrière-pays sapa le moral des musiciens". Pourquoi n'avoir pas demandé à Robert Kramer de filmer cette phrase ? Trop tard. Il est mort Sad .

Afin d'éviter la prison (pour des broutilles, mais attention, des broutilles de jeune Nègre), Jimi s'engage. Très vite, il reçoit l'écusson de l'Aigle hurleur (Screamin' Earle), 101e division aéroportée, para, fier. Ses chefs le trouvent con. Dans Nashville, désert, où il traîne, sa guitare à l'épaule, les gosses lui jettent des canettes. Voir Charlie Parker, Monk, Albert Ayler. Un bidasse l'entraîne dans un hangar d'où jaillit une mélodie "entre Beethoven et John Lee Hooker". Il jouera bientôt avec Zappa et John Lee Hooker. Avec Beethoven aussi, dans les sphères. C'est même Hendrix, à grandes rafales de décibels, qui l'a rendu sourd.

Il sidère tous les musiciens de son temps. Vous étiez au Novelty, le cinéma d'Evreux, le 13 octobre 1966 ? Non ? Dommage. Le gaucher magnifique, en première partie d'Hallyday, c'était Jimi Hendrix. Presse locale : "Un mauvais mélange de James Brown et de Chuck Berry." Bien vu. Jean-Pierre Filiu est assez délié, assez gonflé, dans son bouquin bourré de curiosités, d'échappées, pour saluer le grand Johnny. Chapeau. La suite au prochain numéro. Jimi Hendrix, on ne s'en défait jamais. Il aide à survivre. Tant bien que mal.

PS: Johnny Hallyday est un gros nul et c'était lui qui aurait dù faire la première partie de Jimi Hendrix!

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13 Dictionnaire amoureux du rock. le Mer 3 Nov - 14:02

Travis

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Par: Antoine DE CAUNES
Collection : Dictionnaire amoureux
Date de parution : 28 Octobre 2010
Amoureux du rock, Antoine de Caunes l’est depuis ce jour où le hasard lui fit découvrir les anglais des Beatles sur scène. Ce fut son chemin de Damas à lui (autre point commun avec saint Paul, il tombe facilement de cheval).
Dès lors, il passera une grande partie de sa vie à défendre cette musique par tous les moyens mis à sa disposition : télévision (on se souvient de Chorus, des Enfants du Rock, de Rapido), radio, presse et, d’une manière générale, prosélytisme quotidien mettant parfois à l’épreuve la patience de ses proches. Le sujet lui tient tant à cœur qu’il était prêt à se lancer dans une encyclopédie amoureuse. On lui a conseillé de commencer par le dictionnaire.

Antoine de Caunes a une jolie collection de casquettes qui lui permettent de sortir par tous les temps. La première qu’il ait portée, sa préférée, a deux initiales brodées sur la face avant : R’n R, ce qui, en langage profane, signifie : Rock’n Roll. Il ne la met que pour les grandes occasions.

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Horgh

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Si vous l’aviez entièrement compris en anglais vous pouvez néanmoins vous passer de toutes les nouveautés ajoutées dans la version française de celivre parue quelques années plus tard. Pour un fan de black metal, le livre peut paraître dispensable mais au final il ne l’est pas tant que ça car il permet de prendre du recul, de mieux comprendre ce style, et de ne pas vénérer des personnes qui n’ont pas lieu de l’être. Vous saurez bientôt pourquoi. Par contre, vers une personne non initiée « Les Seigneurs Du Chaos » peut s’avérer dangereux mais utile aussi. Je vous expliquerais pourquoi également.
La première partie de ce bouquin concerne les précurseurs du black (Venom et Bathory entre d’autres) et comment ce style s’est crée en Norvège sous la houlette de Euronymous (Mayhem) et de Varg Vikernes (Burzum), ainsi que tous les délits et crimes (incendies d’églises, meurtres divers) de ces protagonistes. Pour la plupart d’entre nous, tout ceci n’est que du réchauffé, mais ce qui est intéressant ce sont surtout toutes les interview (de Faust, Metalion, Hellhammer, Samoth...) et les photos comme celle de Dead après son suicide par exemple. Ce qui suit est une sorte de description de la personnalité de Vikernes sous formes (encore) d’interviews (et de sa mère aussi d’ailleurs) et qui passe, osons le dire, pour quelqu’un de peu intéressant. Par contre, je tiens à préciser que je respecte beaucoup la musique que fait Grischnack avec Burzum. En fait, il montre une certaine versatilité dans ses propos. Par exemple, il donnera plusieurs versions des faits concernant le crime de Euronymous et les incendies d’églises. Bref, ce n’est pas pour rien que le Comte a déconseillé à ses fans d’acheter ce livre.
Après cette description durant laquelle on trouvera de nombreuses références à la mythologie nordique, donc au paganisme les auteurs feront alors un petit topo concernant ces références païennes dans le black metal, en parlant notamment de Enslaved. En effet, cette musique se veut sataniste, mais on se rend vite compte qu’il s’agit en fait d’un moyen de lutter contre les religions bibliques afin de faire renaître le religion païenne. Bon nombre de musiciens de la scène, au départ satanistes, se reconvertiront rapidement au paganisme, Vikernes le premier. On s’éloigne alors du satanisme selon Lavey qui avait inspiré Venom ou encore Coven. Malgré ce paganisme, l’idéologie sataniste subsiste et les auteurs le montrent bien par le biais de Insahn (Emperor), de personnes norvégiennes, et Anton Lavey. Le lecteur pourra alors se rendre compte que le satanisme n’est pas forcément synonyme d’incendie d’église et que ceci n’est qu’un sale préjugé.
La suite de l’ouvrage peut, par contre, s’avérer dangereuse pour une personne non initiée et qui est persuadée que le black metal est un milieu de cinglés. Il faudra lire entre les lignes car ce qui s’enchaîne après les interviews de Insahn et consorts n’est que délits et meurtres liés au satanisme, que ce soit en France, en Suède, en Finlande ou encore aux Etats-Unis. Le lecteur devra alors faire preuve de discernement, et se dire qu’un black metalleux n’est pas forcément un criminel ou un futur meurtrier. A ce moment là « Les Seigneurs Du Chaos » peut soit être néfaste, soit utile, cela dépendra en fait du lecteur, s’il veut vraiment comprendre ou s’il lira en ne voulant pas démordre de ses préjugés.
Enfin, les auteurs concluront cet ouvrage en traitant des rapports étroits du black avec le milieu de l’extrême droite.
Ce bouquin est donc intéressant mais même si on peut comprendre en lisant entre les lignes ou grâce à des interviews comme celle de Insahn qu’il ne faut pas rester sur des clichés, Michael Moynihan et Didrik Soderlind auraient tout de même pu réserver quelques lignes à la fin de leur oeuvre pour expliquer cela, pour finir le tout sur une note un peu plus positive. C’est le seul reproche que je ferais mais nous savons tous que le black metal n’est pas une musique qui adoucit les mœurs Smile

"Black Metal Satanique - Les Seigneurs Du Chaos" (2005)
Auteur : Michael MOYNIHAN & Didrik SODERLIND.
Editeur : Camion Blanc – 2005 (vf) 1998 (vo).

PS: A mes yeux, Immortal est le plus grand groupe de black metal.

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Alice

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Paru en 2005, Rock'n'Roll - La Discothèque Rock Idéale est une anthologie signée Philippe Manoeuvre (rédacteur en chef du magazine Rock'n'Folk, ancien présentateur des Enfants Du Rock, journaliste, accessoirement il fut jury de la Nouvelle Star, mais ce dernier point est à oublier), et proposant des textes richement illustrés (une page entière reproduisant la pochette de l'album, et une ou deux illustrations sur la page de texte aussi, plus petites) concernant les meilleurs albums de rock (et affiliés : il y à du funk, de la soul, un disque de reggae, un de musique française, deux d'électro, deux de disco) de l'histoire, de 1965 à 2003, avec un album datant de 1954 aussi, pour lancer la machine (The Sun Sessions d'Elvis Presley). Ces textes sont tous des retranscriptions d'articles du magazine Rock'n'Folk, tous de la rubrique "La Discothèque Idéale", que Maneouvre a tenue de 1997 à 2007 (et a repris un an et demi plus tard). Au moment de la parution du livre, certains articles/albums étaient inédits dans la rubrique, et seront par la suite, jusqu'en 2007, abordés mensuellement. Bref, ceux qui ont acheté le livre à partir de 2007 et qui lisent mensuellement Rock'n'Folk n'auront aucune surprise.

Je précise (mais c'est une précision inutile) que les articles de la nouvelle série de la rubrique (depuis 2009, et toujours active) ne se trouvent bien évidemment pas dans ce livre. Il est probable que dès que Manoeuvre aura assez de textes pour un bon tome 2 (pas avant quelques années, logique, à moins de ne faire que des articles inédits dans le tome 2, quitte à les republier mensuellement dans le magazine après), que ces articles parus dès 2009 se trouveront dans le tome 2. En attendant, tome 1, tome unique, avec sa couverture montrant les tranches des éditions vinyles des albums abordés ici (collection personnelle de Manoeuvre, sans aucun doute). A noter que tous les articles de la rubrique d'origine ne sont pas là : ni les trois premiers albums de Blue Öyster Cult, ni Neverneverland des Pink Fairies, ni Their Satanic Majesties Request des Rolling Stones, ni le Blue Wild Angel de Hendrix, ni le coffret Loud, Fast & Out Of Control sur le rock US des années 50 ne se trouvent ici. De même que le Wheels Of Fire de Cream, ce qui est étrange car il est indiqué au dos du livre, et on y voit sa tranche argentée. Pour le Cream, c'est sans doute une erreur. Pour les autres, c'est sans doute par manque de place (Stones, Pink Fairies) et par souci de sens pratique (les trois albums de BÖC avaient été abordés d'un seul jet, et sont de trois années différentes ; le coffret est désormais introuvable sauf à prix éleve sur le Net ; le live de Hendrix est de 1970, mais a été réédité très tardivement, en quelle année le placer donc, etc).

Revenons au contenu de ce bon livre : une interview de Phil Man en ouverture, dans laquelle il nous explique sa passion pour le rock, les raisons qui l'ont poussées à faire ce livre (et, avant, cette rubrique), ses disques-phares, ses regrets, ses envies... Puis, on passe à la vraie viande, à savoir, les articles. Des Sun Sessions d'Elvis à Up The Bracket des Libertines, en passant par The Dark Side Of The Moon du Floyd, Sticky Fingers des Stones, le "double blanc" des Beatles ou Nevermind de Nirvana, ils sont venus, ils sont tous là. Certains choix sont évidents (le Nirvana, même si je n'aime pas cet album ; les deux Stones, les deux Beatles, les deux Doors, le Velvet Underground éponyme de 1967, Histoire De Melody Nelson de Gainsbourg, ou Blonde On Blonde de Dylan). Certains choix le sont moins (Pin Ups de Bowie, One Nation Under A Groove de Funkadelic, Diana de Diana Ross, Moon Safari de Air ou Parachute des Pretty Things), mais en lisant chaque article (bien écrits, tous, et donnant furieusement envie d'écouter ou de réécouter les albums), on pige pourquoi Manoeuvre a choisi Pin Ups plutôt qu'un autre de Bowie (il n'y en à qu'un de l'artiste ici), ou pourquoi un disque de Diana Ross. Ou pourquoi Parachute au lieu de S.F. Sorrow.

Entre albums fédérateurs (le premier Velvet bananier, Sign 'O' The Times de Prince, Pornography des Cure) et méconnus (quiconque découvrira l'éponyme de Copperhead, ou Radio City de Big Star, ou Tago Mago de Can, abordés ici, se prendra des claques salvatrices en pleine poire, c'est moi qui vous le dit, tant ces disques sont grandioses), ce livre est indispensable à tout fan de rock et de bonne musique. Certes, il n'est pas le plus complet existant (101 titres seulement), certaines anthologies sont nettement plus fournies. Mais entre un livre de 101 titres et un livre comme Les 1001 Disques A Ecouter Avant De Mourir, croyez-moi, y à pas photo. Le livre Les 1001... (que je possède) propose certes des classiques (pas mal se trouvent d'ailleurs dans le Manoeuvre), mais aussi des trucs pas nets, ça sent le remplissage. Iici, que du bon, du lourd, du juteux, du grandiose. Mieux vaut la qualité à la quantité, et à ce titre, même s'il manque parfois d'objectivité (l'auteur le dit lui-même, c'est sa version de l'affaire 'les meilleurs albums rock au monde'), Rock'n'Roll - La Discothèque Rock Idéale est un grand livre sur le genre ! Conseillé aux fans, et conseillé aux néophytes voulant découvrir de la bonne musique rock.

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16 Motley Crue: The dirt le Dim 10 Oct - 5:42

Horgh

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The Dirt… La saleté. Nom évocateur pour cet impressionnant pavé (600 pages !) de purs instants Rock N Roll. Neil Strauss - auteur, ou plutôt compileur émérite de cette biographie consacrée à un des groupes les plus tarés de l’histoire du style : Motley Crue – propose en l’an 2001 ce livre, récit sans complaisance de 4 garçons pas toujours dans le vent. Ayant déjà fait ses preuves outre atlantique (un film est d’ailleurs en préparation, réalisé par Larry Charles - à qui l’on doit déjà Masked And Anonymus, Western inspiré par les musiques de Bob Dylan et Borat – avec Val Kilmer dans le rôle de David Lee Roth et Christopher Walken dans celui d’Ozzy Osbourne) cette bio, qui s’impose comme la plus complête et la plus sincère de l’exercice, débarque en France, par l’intermédiaire de Camion Blanc, maison d’édition Rock s’il en est, ayant publié bon nombre de bouquins sur le style (Death, Punk, New Wave) ainsi que sur les groupes (Metallica, John Cale, Nin Inch Nails, Motorhead etc…).
Des tonnes de références certes mais aucune n’a la prétention d’être aussi complète que ce Dirt, qui retrace toute la tumultueuse carrière d’un groupe atypique, couronnée de succès et de déboires, dans la plus pure veine du célèbre adage Sex Drugs And Rock N Roll. En effet, Motley Crue c’est l’histoire de quatre musiciens, Mick Mars, Tommy Lee, Vine Neil et Nikki Sixx, tous plus fêlés les uns que les autres, qui ont unis leur savoir faire musical, certes limité, l’ont recouvert de toutes sortes de drogues, d’alcool et de femme pour créer l’une des plus saisissante entité musicale qui puisse être. Et The Dirt en est le poignant témoignage. Dès les premières lignes, dépeignant la maison Motley, ce lieu de débauche près du Whisky à Gogo, le lecteur plonge dans le non sens de la vie de ces hommes, de leur incapacité à réagir sainement face aux situations, de la violence de leur autodestruction, racontant sans complaisance les lignes de coke avec David Lee Roth ou les partouze innombrable pendant lesquels Nikki et Tommy se prêtait les partenaires comme les joints. La suite ne sera qu’un éternel recommencement couronné d’un succès musical mondial. Mais la musique sert finalement de trame de fond, d’évolution pour un récit qui met le doigt sur les travers humains de ces quatre êtres, qui, derrière leur fard (épais, c’est Motley tout de même) ne sont en vérité que quatre paumés à la recherche de quelque chose…
Tommy cherche dans ses relations amoureuse une femme mère pouvant controler son enfantine impulsivité (Heather Locklear, Budwinkle ou Pamela en feront les frais ou lui en feront baver c’est selon…), Mick Mars, meilleur musiciens que le reste de la troupe, cherchera à fuir sa Spondylarthrite Ankylosante, maladie du dos qui le ronge depuis toujours, en noyant dans l’alcool cette impossibilité de se mouvoir à sa guise. Vince Neil est entouré par la mort. Celle d’un ami (Razzle Dingley, alors batteur d’Hanoï Rocks) qu’il tue au volant de sa Ferrari un soir trop arrosé, puis par le décès des années après de Skylard, sa petite fille de quatre ans des suites d’un cancer. Sans parler de Nikki Sixx, obsédé par le fait qu’il a été renié par son père et la haine qu’il voue à ses racines, il ne découvrira que tard l’existence de sa sœur et de son frère, plus occupé à se mettre dans les veines et dans le nez un maximum de drogues, jusqu’à deux overdoses. Et tout ce beau monde - avec leurs défauts, leurs pétages de plomb et leurs pratiques douteuses : l’extermination des cafards au four, déguisé en nazis histoire de faire criser une allemande, le spiritisme occulte de Sixx, les groupies se fourrant divers objets dans leurs parties intimes (jusqu’au téléphone d’où elles appellent leurs propres parents) et autres inventions miracles du groupe – offrira au rock quelques uns des plus beaux succès du Glam (la période 83/87 pour être précis) avant d’être dynamités en plein vol par leurs égos et leurs differents.

25 ans de carrière et de déboires vu et revus par le biais de témoignages, des protagonistes certes, mais aussi des managers, des tourneurs ou de John Corabi, qui a remplacé Vince Neil sur un album… Tout un tas de souvenirs compilés par Neil Strauss dans le but démontrer ce qu’est vraiment Motley Crue, comment est né le groupe, comment Elektra (son label historique) a propulsé le groupe tout en haut avant de le laisser choir… Comment les tensions et les immenses tournées ont eu raison de l’endurance et des nerfs des membres de Motley, le tout entrecoupés de détails croustillants, prêt à satisfaire le voyeurisme qui est en nous (Le passage où Ozzy lèche la pisse de Nikki Sixx et assez jouissif…).

The Dirt est plus qu’une biographie, c’est à la fois la trace écrite d’une génération américaine paumée et le testament d’un groupe qui a vécu le plus dangereusement possible sans jamais penser plus loin de la nuit qui se profile, orgiaque et délirante… Pas besoin d’être fan du groupe pour apprécier le travail réalisé, The Dirt est l’exemple de ce que chacun voudrait pour son combo favori
Motley Crue: The Dirt
Livre écrit par Neil Strauss.

Horgh pour:
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Le 666ème

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Lemmy Kilmister déclara qu'il avait écrit ce livre simplement pour l'argent qu'on lui proposait Smile mais qu'il aurait tout de même rédigé ses mémoires, un jour.
Il raconte son histoire: de son enfance et sa découverte du Rock'n'Roll dans les années 50 et 60, jusqu'à septembre 2002. Il présente les groupes dans lesquels il a joué puis son groupe, Motörhead. On trouvera quelques photos en noir et blanc mais également des citation bonnes à retenir:"-Monsieur, vous êtes saoul.-Oui, madame et vous êtes moche mais demain moi, je serai sobre."(Winston Churchill), des anecdotes Rock'n'Roll:"Un mec du public a crié:"John Lennon est un enculé de pédé!" John s'est rué sur lui et vlan, lui a donné le "baiser de Liverpool", un coup de tête dans le museau, et puis un autre!" et puis bien entendu les aventures en tout genre de Lemmy Very Happy
On peut comparé ce livre au "Mort aux Ramones" de Dee-Dee Ramone. Cependant, "La fièvre de la ligne blanche" est plus descriptif, parle plus de musique (Lemmy donne son avis sur de nombreux groupes) et est moins triste, la musique reste une passion.
Indispensable pour les fans de ce sacré héros Rock'n'Roll.

Publié chez : Camion Blanc, 288 pages

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18 L'épopée des killers. le Dim 10 Oct - 3:11

Le 666ème

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L'histoire du groupe Iron Maiden, depuis les premiers concerts dans les pubs de l'East End de Londres, jusqu'aux immenses festivals du monde entier, est une histoire de foi, de volonté et de sacrifices personnels, tout autant qu'une extraordinaire odyssée musicale.

Beaucoup de groupes de la nouvelle génération les citent comme une influence majeure.

Même si Maiden est reconnu dans le monde entier pour l'énergie de ses concerts, pour ses tournées sans fin, pour le succès de ses albums qui se sont vendus à plus de 60 millions d'exemplaires, tout cela ne s'est pas produit du jour au lendemain.

L'épopée des Killers est une étude approfondie du groupe, de ses musiciens passés et présents et de tous les aspects de son aventure musicale.

Ecrit par un proche de Maiden, ce livre offre une vision unique sur un groupe qui a toujours refusé les compromis du commerce, et qui demeure l'un des plus respectés du monde du rock.
Avant-propos, par Steve Harris:
"Ce livre a été écrit par Mick Wall, une personne que le groupe respecte au point que nous voulions que ce soit lui qui entreprenne ce travail. Fan et ami de Maiden depuis de nombreuses années, Mick a choisi de raconter non seulement l’histoire des membres actuels du groupe, mais aussi celle des anciens musiciens, en y incluant le management, les agents, les membres de l’équipe technique, présents et passés. Tout cela rend la lecture attrayante, même pour moi, parce que chacun a une vision différente de la façon dont les choses se sont déroulées au fil des ans ! J’espère que vous apprécierez ce livre autant que moi. Merci." Steve Harris.

Première parution : septembre 2005
Maison d'éditions Camion Blanc
385 pages seulement Sad

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19 Metallica mots pour mots le Sam 9 Oct - 13:37

Low woman's lyric

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Nom : METALLICA : Mots Pour Mots
Ecrit par : Chris Ingham / Tommy Udo
Editeur : Flammarion
Groupe de rock
« Des photographies mythiques aux confidences les plus secrètes de Metallica, cet ouvrage explore toutes les facettes d'un des groupes cultes du Hard Rock.
Vingt ans après avoir participé au développement de ce genre musical, qui compte aujourd'hui des dizaines de branches, des milliers de représentants et des millions d'adeptes, Metallica demeure le plus grand groupe de Heavy Metal du monde et un modèle dont l'influence, sur plusieurs générations d'artistes, dépasse largement la sphère du Metal. Qu'on la craigne ou qu'on la vénère, cette influence qu'on a si souvent qualifiée de néfaste au nom de la morale n'a toutefois rien perdu de sa force avec les années.
Une preuve supplémentaire, s'il en fallait, que l'énergie primitive de ce son unique, loin d'être une simple affaire de mode ou de révolte adolescente, correspond bien à une réalité indissociable de l'ère moderne. À travers la genèse richement illustrée de toute l'oeuvre de Metallica, album par album, chanson par chanson, c'est le mystère même de ce succès qui se dévoile. »
Un résumé au dos du livre légèrement pompeux, même si l’ouvrage reste tout de même à posséder pour tout fan qui se respecte. Le but ici n’étant pas de fournir une biographie ultra complète des membres et du groupe mais de se concentrer en majeure partie sur les paroles d’Hetfield, décortiquées et complètes pour certaines, très brièvement analysées pour d’autres. Et ce, de « Kill‘em All » à « St Anger » en faisant bien sûr exception des reprises qui composent « Garage Inc. ».
L’ouvrage délivre aussi les grandes lignes de l’histoire du groupe, tout commence par une introduction de l’auteur, elle aussi assez pompeuse, où l’on comprend directement que l’on a affaire à un fan et que finalement ce n’est pas très objectif (il prône lui-même le fameux « Birth, School, ‘Tallica, Death » / « Naissance, Ecole, Metallica, Mort »). S’en suit une partie sur les influences du groupe, quant à elle assez fournie (NWOBHM, Venom, Motorhead, Iron Maiden, Diamond Head,The Misfits) puisqu’elle nous propose une brève bio de chacun de ces groupes, accompagnée de l’avis des Mets et principalement celui de Lars Ulrich, que l’on retrouvera tout au long de l’ouvrage à travers de nombreuses citations extraites d’interviews ou d’autres biographies commercialisées.
La biographie du groupe se poursuit, assez survolée en définitive, sur les débuts de la formation avec Ron McGovney, Mustaine, Cliff Burton, puis l’éviction de Mustaine pour l’intégration de d’Hammett dans le groupe, pour en arriver à une courte analyse sur le Big Four.
Ce n’est que plus tard, qu’arrive le réel intérêt du livre : les textes. Il faut quand même avouer qu’Hetfield est un musicien doublé d’un compositeur surprenant autant par ses riffs et mélodies de guitare que par sa façon d’écrire, à la fois originale, intime, touchante, et variée. Finalement, des textes où n’importe qui pourrait aisément se reconnaître au moins une fois. Cela méritait vraiment un livre, pour pouvoir mieux comprendre ce personnage et ses chansons (dont il est le principal compositeur à de rares exceptions/détails près).
A titre personnel, je trouve le livre un peu « fourre tout », l’intention d’y inclure la bio et les influences partaient d’un bon sentiment, mais c’est un peu trop, il parait évident qu’un livre décrit comme une « genèse richement illustrée de toute l'oeuvre de Metallica, album par album, chanson par chanson » n’intéressera que les fans, ceux voulant uniquement la bio pourront acheter « Que Justice soit faite » par exemple. Là, clairement, le livre n’a pas pour but d’intéresser l’auditeur lambda mais le fan, la partie bio est donc assez dispensable (toujours à titre personnel, je pense que l’on peut trouver plus complet, ne serait ce que sur la toile)…Le reste quand à lui propose effectivement une analyse complète des titres un à un, l’histoire de ses compos, de petites anecdotes souvent en rapport avec l’éducation d’Hetfield mais aussi en rapport avec leurs influences cinématographiques de l’époque et leur vision du monde , qui vous permettront peut-être de voir les chansons sous un autre angle et une émotion très différente.

20 Bibliothèque rock. le Sam 9 Oct - 13:16

Toni

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